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Naufrage en Corée du Sud:  le procès du directeur de la compagnie s'ouvre

Ce serait une surcharge du traversier, pour le... (PHOTO ARCHIVES AP/YONHAP)

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Ce serait une surcharge du traversier, pour le fret, afin de maximiser les profits, qui aurait déséquilibré le bateau.

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Agence France-Presse
SÉOUL

Le directeur de la compagnie propriétaire du traversier dont le naufrage en Corée du Sud a causé la mort de quelque 300 personnes, la plupart des écoliers, a comparu vendredi devant la justice pour répondre de «négligence criminelle».

Kim Han-sik, directeur général de Chonghaejin Marine Co, auquel appartenait le Sewol disparu le 16 avril, est jugé avec quatre autres responsables de la compagnie, devant le tribunal de Gwangju (sud).

Ils sont accusés d'avoir surchargé le traversier, pour le fret, afin de maximiser les profits, déséquilibrant le bateau.

L'avocat du directeur général a indiqué à l'agence sud-coréenne Yonhap que son client «se sentait profondément responsable», mais qu'il n'acceptait pas de porter personnellement le blâme de cette catastrophe.

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Kim Han-sik, directeur général de Chonghaejin Marine Co, auquel appartenait le Sewol disparu le 16 avril.

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Un autre procès se déroule actuellement, également à Gwangju, où sont jugés le capitaine et quatre membres d'équipage, poursuivis pour «homicide par négligence». Onze autres membres d'équipage doivent répondre d'accusations moins lourdes.

Les enquêteurs recherchent depuis plusieurs semaines l'homme d'affaires milliardaire qui possède, via un entrelacs de filiales, la Chonghaejin Marine Co.

Yoo Byung-eun, 72 ans, est soupçonné d'évasion fiscale, détournements et négligence dans l'exercice de son métier. Sa fille, Yoo Som-na, a été interpellée fin mai à Paris et placée en détention dans l'attente de son extradition, qu'elle entend combattre.

Parallèlement, les autorités éducatives ont annoncé vendredi la suspension du directeur de l'école secondaire où étudiaient les 240 élèves morts noyés dans le naufrage, sans détailler le motif de la sanction.

Choo Kyo-young «s'est vu retirer ses fonctions», a déclaré à l'AFP un haut responsable, ajoutant que ce geste était lié à «la catastrophe du traversier». Il est suspendu pour trois mois, avant d'être réinstallé ou muté.

L'école secondaire Dawon, à Ansan, une ville au sud de Séoul, est devenue le symbole de la tragédie du Sewol, qui transportait 476 personnes lorsqu'il a sombré au large de la côte méridionale de la Corée du Sud.

Sur les 302 morts ou disparus, 240 étaient des jeunes de l'école Dawon, en voyage scolaire. Parmi les victimes figurent également dix professeurs de l'établissement.

Le directeur adjoint, qui avait survécu, s'est pendu trois jours plus tard, sur une île proche du lieu du naufrage. «Survivre seul est trop dur (...). J'assume la pleine responsabilité, j'avais poussé pour ce voyage scolaire», avait-il écrit en guise d'adieu.

Les investigations préliminaires indiquent que le fret transporté était au moins deux fois supérieur au niveau recommandé. Le bateau était en outre moins résistant à la houle en raison de l'ajout illégal de cabines supplémentaires sur plusieurs ponts après son rachat en 2012. Enfin, l'équipage n'aurait pas reçu les formations de sécurité règlementaires.




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