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Naufrage en Corée du Sud: le premier ministre démissionne

«Je voulais démissionner plus tôt mais la gestion... (PHOTO LEHTIKUVA, ARCHIVES REUTERS)

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«Je voulais démissionner plus tôt mais la gestion de la situation était la première priorité et j'ai pensé que c'était un acte responsable d'apporter mon aide avant de partir. Mais j'ai décidé de démissionner maintenant pour ne pas être un fardeau pour le gouvernement», a dit Chung Hong-Won.

PHOTO LEHTIKUVA, ARCHIVES REUTERS

Chang Won LIM
Agence France-Presse
JINDO

Le premier ministre sud-coréen a démissionné dimanche en assumant personnellement la responsabilité du naufrage du ferry qui a fait plus de 300 morts et disparus le 16 avril.

Dans un exercice de contrition obligatoire pour les responsables gouvernementaux ou les patrons d'entreprise sud-coréens sur la sellette, Chung Hong-Won a annoncé son retrait en direct à la télévision.

«Je présente mes excuses pour avoir été incapable d'empêcher cet accident de se produire et incapable d'en gérer correctement les suites», a-t-il déclaré. «J'ai estimé, en tant que premier ministre, que je devais assumer mes responsabilités et démissionner».

Le gouvernement, de même que la plupart des institutions officielles concernées, ont essuyé de fortes critiques de la part des familles éplorées qui accusent notamment les autorités d'avoir exagéré l'ampleur des secours dans leurs déclarations par rapport aux moyens réellement engagés.

Le nombre de personnes déclarées mortes s'élève à 187, selon le dernier bilan officiel communiqué samedi. Mais 115 restent portées disparues, coincées dans l'épave du Sewol, qui a sombré le 16 avril au matin avec 476 personnes à bord, dont 325 lycéens en voyage scolaire vers l'île de Jeju.

Plus de dix jours après la catastrophe, les sauveteurs ont perdu tout espoir de retrouver des survivants et les familles dénoncent le rythme trop lent selon elles auquel sont menées les opérations de récupération des corps.

«L'accident a plongé tous les Sud-Coréens dans un état profond de choc et de tristesse. (De nombreux) jours ont passé depuis, mais les cris des familles des disparus continuent de me hanter la nuit», a assuré le premier ministre.

«Ce n'est pas le moment de se pointer du doigt les uns les autres, nous devons terminer les opérations de secours», a-t-il encore dit, en demandant pour lui «le pardon et la compréhension».

Conditions de plongée difficiles

Les 15 membres de l'équipage du ferry ayant survécu se trouvent désormais derrière les barreaux.

Les quatre marins qui n'avaient pas encore été placés en détention l'ont été samedi tard dans la soirée.

Le capitaine du Sewol, Lee Joon-seok, ainsi que dix autres membres d'équipage, avaient déjà été arrêtés pour différents chefs d'accusation, notamment négligence et abandon de passagers.

L'attitude de l'équipage du ferry a été sévèrement critiquée, en particulier par la présidente sud-coréenne.

«Les actes du capitaine et de certains membres de l'équipage sont totalement incompréhensibles, inacceptables et équivalents à un meurtre», avait déclaré la présidente Park Geun-Hye.

L'enquête préliminaire a révélé une chaîne de graves dysfonctionnements pouvant expliquer le lourd bilan du naufrage. Le capitaine, parmi les premiers secourus, aurait en particulier tardé à ordonner l'évacuation du navire. Les familles dénoncent également des infractions aux règles de sécurité avec un ferry potentiellement surchargé et une liste de passagers inexacte et incomplète.

Les recherches pour retrouver les corps qui pourraient encore être prisonniers de l'épave ont dû être abandonnées samedi, en raison d'une météo capricieuse.

Ces derniers jours pourtant, une météo favorable a aidé le travail des plongeurs, mais les conditions à l'intérieur du ferry sont très dures, avec une visibilité quasi-nulle.

Avec la suspension des recherches samedi, les parents des disparus craignent maintenant de ne plus jamais pouvoir récupérer les corps de leurs proches.

Jeudi soir, un groupe de parents en colère a agressé un responsable des garde-côtes, l'accusant de proférer des mensonges.

Les autorités ont déployé des filets sur plus de dix kilomètres dans le détroit de Maenggol pour récupérer d'éventuels corps à la dérive.

Malgré des vagues de trois mètres et des vents forts, près d'une centaine de plongeurs devaient de nouveau être à pied d'oeuvre dimanche par 40 mètres de fond, a indiqué un porte-parole des garde-côtes.

Ils avaient découvert cette semaine une pièce immergée où flottaient les corps de 48 écoliers portant des gilets de sauvetage.




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