Un nouveau variant de la COVID-19, différent de ceux de la Grande-Bretagne et de l’Afrique du Sud, a été détecté chez quatre voyageurs brésiliens, a annoncé dimanche le ministère japonais de la Santé.

Alice Girard-Bossé Alice Girard-Bossé
La Presse

Un responsable du ministère a déclaré que des études étaient en cours sur l’efficacité des vaccins contre le nouveau variant.

Le ministère brésilien de la Santé a déclaré avoir été informé par les autorités japonaises que le nouveau variant contenait 12 mutations, dont l’une est également présente dans les variants trouvés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.

Le directeur de l’Institut national des maladies infectieuses, Takaji Wakita, a indiqué qu’il n’y avait aucune preuve que ce nouveau variant était plus contagieux.

PHOTO KOJI SASAHARA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Sur les quatre voyageurs qui sont arrivés à l’aéroport Haneda de Tokyo, le 2 janvier, un homme d’une quarantaine d’années a été déclaré positif et n’avait aucun symptôme à son arrivée. Son état s’est toutefois aggravé et il a été hospitalisé après que sa respiration est devenue difficile. Une femme dans la trentaine a souffert de maux de tête et de maux de gorge. Un enfant de 10 ans avait de la fièvre, tandis qu’une fillette du même âge n’avait aucun symptôme, a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué.

Les différents variants

Les virus changent constamment par mutation, conduisant à l’émergence de nouveaux variants qui ont rarement des effets sur l’être humain. Toutefois, certains variants, comme ceux détectés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, semblent se transmettre plus rapidement.

Cette augmentation de la transmission pourrait s’expliquer par une mutation commune aux deux variants, appelée N501Y, qui altère la protéine spiculaire qui enveloppe le virus.

Pour le moment, rien n’indique que les infections par ces variants soient plus graves.

Le 21 décembre dernier, la découverte du nouveau variant britannique a poussé plusieurs pays, dont le Canada, à suspendre leurs liaisons avec le Royaume-Uni. Cinq jours plus tard, l’Ontario est devenu la première province canadienne à rapporter la présence du nouveau variant.

Le 8 janvier dernier, un premier cas du nouveau variant détecté en Afrique du Sud a été découvert en Alberta.

Selon les plus récentes études scientifiques, tout porte à croire que le vaccin de Pfizer et de BioNTech contre la COVID-19 protégerait efficacement contre la mutation N501Y de ces deux variants.

Le vaccin n’a toutefois pas encore été testé pour la mutation supplémentaire E484K présente sur le variant repéré en Afrique du Sud.

Au besoin, la technologie de l’ARN messager utilisée pour le vaccin de Pfizer et BioNTech permettra d’adapter rapidement le vaccin aux différents variants.