(New Delhi) New Delhi a recensé mardi, pour la première fois en sept semaines, moins de 1000 nouveaux cas de coronavirus, tandis que de plus en plus d’États indiens décident de restrictions pour freiner la progression de la COVID-19.

Agence France-Presse

L’Inde est devenue la semaine dernière le troisième pays, après les États-Unis et le Brésil, à dépasser le million de cas. Mais nombre d’experts pensent que ce chiffre est très inférieur à la réalité, car le taux de dépistage demeure faible.

Plus de 28 000 malades ont péri. L’État du Maharashtra (ouest), où se trouve Bombay et ses bidonvilles, est le plus touché, devant la capitale nationale et le Tamil Nadu (sud).

Le premier ministre indien Narendra Modi avait imposé fin mars un strict confinement, mais celui-ci a été très assoupli ces derniers mois pour réduire son impact sur l’économie.

Indépendamment du gouvernement fédéral, plusieurs États ont renforcé les restrictions locales au fur et à mesure de la hausse des cas, et ce notamment à Bangalore, Bihar et dans certaines parties du Kerala et du Tamil Nadu.

Lundi, les autorités du Bengale occidental (est), État où vivent 90 millions de personnes, ont annoncé un confinement deux jours par semaine.

Le petit État de Sikkim (nord-est), frontalier du Tibet, a aussi ordonné lundi un confinement jusqu’au 27 juillet.

C’est de Delhi qu’est venue la rare bonne nouvelle de la journée, avec l’impression d’un reflux de la crise qui avait atteint son pic en juin, quand hôpitaux et morgues semblaient sur le point de s’effondrer.

Au total, 954 nouveaux cas ont été annoncés mardi. Un bilan qui passe sous la barre des 1000 contaminations pour la première fois depuis 49 jours. Fin juin, les autorités en recensaient près de 4000 par tranche de 24 heures.