(Sydney) Sydney était enveloppée mardi dans un épais brouillard toxique, alimenté par les incendies qui dévastent la côte est de l’Australie depuis vendredi dernier.

Agence France-Presse

Les niveaux de pollution ont atteint des niveaux « dangereux » à Sydney selon des chiffres officiels, les concentrations les plus élevées de particules fines PM 2,5 atteignant jusqu’à 186 parties par million dans le nord-ouest de la ville, des taux comparables à ceux observés dans la capitale indienne New Delhi. Les habitants ont reçu comme consigne d’éviter les activités physiques à l’extérieur.

Si le brouillard avait commencé à se dissiper en milieu de journée, il devait à nouveau s’épaissir mardi dans la soirée, ont indiqué les services de météorologie.

Les particules fines sont susceptibles d’irriter le système respiratoire et d’aggraver des problèmes cardiaques et pulmonaires préexistants, a expliqué le directeur de la santé environnementale de l’État de Nouvelle-Galles-du-Sud, Richard Broome.

« Chez la plupart des gens, la fumée provoque des symptômes légers comme des irritations des yeux, du nez et de la gorge », a-t-il dit. « Toutefois, des gens souffrant d’asthme, d’emphysème et d’angine risquent d’être davantage sensibles aux effets de la fumée ».

Le brouillard qui enveloppe Sydney, la capitale de Nouvelle-Galles-du-Sud (sud-est) provient en grande partie d’un gigantesque feu de brousse qui ravage deux parcs nationaux, à quelque 100 kilomètres au nord-ouest de la ville.

Le brasier fait rage depuis plusieurs jours, et a déjà brûlé près de 140 000 hectares de brousse.

Six personnes sont mortes et des centaines de maisons ont été détruites par des feux dans les États de Nouvelle-Galles-du-Sud et du Queensland depuis le début de la saison des feux en septembre.

Des températures plus élevées, à environ 40 degrés Celsius, ainsi que des vents forts et un faible niveau d’humidité sont attendus, aggravant le risque d’incendie pour mercredi.

Plus de 110 feux sont toujours actifs. Des centaines de maisons ont été endommagées ou détruites, et plus d’un million d’hectares de végétation ont été la proie des flammes.

De tels feux se produisent chaque année sur l’immense île-continent pendant le printemps et l’été australs. Mais cette année, la saison des incendies ont été particulièrement précoce et violente et pourrait être l’une des pires enregistrée dans le pays.