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La Corée du Nord lancera sa fusée controversée demain

Un soldat nord-coréen... (Photo: AP)

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Un soldat nord-coréen

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Agence France-Presse
Londres

La Corée du Nord pourrait lancer dès samedi un présumé «satellite», a annoncé vendredi le président sud-coréen Lee Myung-Bak alors que les Etats-Unis et leurs alliés ont de nouveau exhorté Pyongyang à renoncer à un tel lancement et appelé à une réponse ferme.

La Corée du Nord lancera sa fusée samedi si les conditions météorologiques sont favorables, a affirmé vendredi à des journalistes le président Lee, qui participait au G20 à Londres. «S'ils pensent que ça leur convient, alors ce sera demain» (samedi), a-t-il déclaré à quelques journalistes, dont l'AFP.

La date probable de samedi avait déjà été avancée par le Premier ministre japonais Taro Aso.

Dans une sorte d'appel de la dernière chance, le président américain Barack Obama a appelé vendredi la Corée du Nord à stopper les préparatifs de son lancement de missile.

«Nous avons fait savoir clairement aux Coréens du Nord que leur lancement de missile est provocateur», a-t-il déclaré à Strasbourg (France), à quelques heures de l'ouverture d'un sommet de l'Otan.

«Ca exerce une énorme pression sur les conversations à six et ils (les Coréens du Nord) devraient stopper le lancement», a insisté le président américain, dans une allusion aux négociations à Six (deux Corées, Etats-Unis, Japon, Chine et Russie) sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

«Nous espérons qu'ils vont revenir» sur leur décision, a déclaré pour sa part l'émissaire américain pour la Corée du Nord, Stephen Bosworth.

Et les Etats Unis «continuent d'attendre avec un grand intérêt la reprise» des négociations à six sur le désarmement «dans un délai raisonnable», a également souligné M. Bosworth.

L'agence météorologique sud-coréenne prévoit pour ce week-end un ciel couvert mais ni pluie ni vent fort, au-dessus du site de lancement de Musudan-ri, ce qui autoriserait le décollage d'un lanceur.

La Corée du Nord a annoncé qu'elle allait mettre en orbite, entre samedi et mercredi, un «satellite de télécommunications» devant survoler le nord de l'archipel japonais.

Mais les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnent que ce lancement puisse masquer un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2, théoriquement capable de frapper l'Alaska.

Pour le Premier ministre japonais, «un test de missile portera atteinte à la paix et à la stabilité dans la région».

«Le lancement du missile constituera une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et est de ce fait inacceptable», a ajouté M. Aso, présent au G20 de Londres.

Le Japon, comme les Etats-Unis et la Corée du Sud, ont promis une réponse «ferme». «Le Japon réclamera une réunion d'urgence du Conseil de sécurité pour discuter de cette question», a indiqué jeudi l'ambassadeur japonais à l'ONU, Yukio Takasu.

Le gouvernement japonais, qui a déployé des batteries de missiles antimissiles à Tokyo et dans les environs, a par ailleurs promis d'abattre tout engin qui menacerait son territoire.

Pyongyang a rétorqué qu'il assimilerait toute interception de sa fusée à un «acte de guerre» et que de nouvelles sanctions de l'ONU seraient perçues comme «un acte hostile» entraînant la rupture des négociations sur sa dénucléarisation.

Satellite ou essai de missile, il sera difficile de déterminer dans l'immédiat la nature de l'engin, les deux opérations reposant sur la même technologie.

Les voisins de Pyongyang craignent une réédition de l'été 1998 lorsque le régime avait en lieu et place d'un «satellite» lancé un missile longue portée Taepodong-1 qui avait survolé une partie du Japon avant de s'abîmer dans le Pacifique.

Le Nord avait provoqué une nouvelle crise internationale en tirant le 4 juillet 2006 -- jour de la fête nationale américaine -- sept missiles, dont un Taepodong-2. Ce missile avait explosé après 40 secondes de vol.

Puissance nucléaire depuis le 9 octobre 2006, la Corée du Nord est engagée depuis six ans dans de laborieuses négociations à six pays en vue d'un démantèlement de ses installations atomiques en échange d'une aide économique et de garanties de sécurité. Les tractations achoppent depuis plusieurs mois sur les modalités de vérification du démantèlement.

Un tir réussi contribuerait aussi à renforcer le régime alors que le numéro un, Kim Jong-Il, aurait été victime d'une attaque cérébrale mi-août 2008.




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