(Buenos Aires) Le gouvernement argentin a imposé aux compagnies aériennes de réduire la fréquence des vols vers et depuis l’Europe, les États-Unis, le Brésil et le Mexique, afin de limiter la propagation de la COVID-19, le pays enregistrant une hausse des décès et des nouveaux cas.

Publié le 27 janv. 2021
Agence France-Presse

« Les lignes aériennes qui opèrent depuis et vers les États-Unis, le Mexique et l’Europe doivent modifier leurs offres afin de réduire de 30 % le nombre de vols hebdomadaires », une proportion passant à 50 % pour les vols opérant avec le Brésil, a indiqué mercredi l’Administration nationale de l’aviation civile (ANAC) dans un communiqué.

Cette mesure, en vigueur depuis mercredi, commencera à s’appliquer à partir du 1er février.

1,9 million de cas, 47 000 décès

Les vols à destination et en provenance de l’Italie, du Danemark, des Pays-Bas, de l’Australie et du Royaume-Uni sont déjà suspendus depuis décembre par mesure de précaution afin d’enrayer la propagation de la maladie.

L’ANAC indique que le gouvernement argentin « procédera à un examen périodique de la situation épidémiologique en vue de rétablir l’entrée des passagers dès que possible ».

L’Argentine, pays de 44 millions d’habitants, a enregistré 10 409 nouveaux cas et 219 décès lors des dernières 24 heures, portant le total à 1,9 million de cas et plus de 47 000 décès.

Plusieurs pays d’Amérique latine, qui avaient progressivement rouvert leurs espaces aériens à partir d’octobre pour relancer le tourisme, ont pris des mesures similaires face à une seconde vague de contaminations initiée en novembre.

Le Pérou, qui avait suspendu le 21 décembre les vols en provenance d’Europe, a prolongé cette semaine cette suspension jusqu’au 14 février, assortie d’une interdiction des vols en provenance du Brésil.

En Bolivie, les voyageurs en provenance d’Europe sont interdits d’entrée depuis le 25 décembre et jusqu’au 15 février.