(Washington) Les États-Unis ont imposé mardi des sanctions à trois personnes, 14 entités et six navires accusés de liens avec « un réseau » visant à contourner l’embargo américain contre le pétrole vénézuélien.

Agence France-Presse

Le « régime illégitime » de Nicolas Maduro, que Washington ne reconnaît plus comme président du pays sud-américain, « continue d’utiliser Petroleos de Venezuela SA (PdVSA) comme principal canal de corruption pour exploiter et tirer profit des ressources naturelles vénézuéliennes », a déclaré le Trésor américain dans un communiqué.

Il a annoncé des mesures financières punitives contre « de nouveaux organisateurs et facilitateurs liés au réseau basé au Mexique » déjà sanctionné en juin pour vente illégale du pétrole vénézuélien.

« Ceux qui facilitent les tentatives du régime illégitime de Maduro pour contourner les sanctions des États-Unis contribuent à la corruption qui ronge le Venezuela », a prévenu le secrétaire américain au Trésor Steven T. Mnuchin.

Il s’agit probablement des dernières sanctions de l’administration de Donald Trump contre le Venezuela, à la veille de la fin du mandat du président républicain qui aura multiplié en vain les pressions, dont un strict embargo pétrolier, pour chasser Nicolas Maduro du pouvoir.

Parmi les cibles figurent notamment les sociétés Elemento Ltd, basée à Malte, et Swissoil Trading SA, basée à Genève, ainsi que plusieurs entremetteurs dont l’Italien Alessandro Bazzoni, Francisco Javier D’Agostino Casado, qui a la double nationalité espagnole et vénézuélienne, et le Suisse Philipp Paul Vartan Apikian.