(Caracas) Nicolas Maduro a annoncé mardi la prolongation de trente jours de l’« état d’alerte » décrété le 13 mars au Venezuela, prolongeant de fait le confinement auquel sont officiellement soumis les 30 millions de Vénézuéliens pour tenter d’enrayer la propagation du nouveau coronavirus.

Agence France-Presse

« Je vais renouveler le décret sur l’état d’alerte de 30 jours afin de continuer à protéger notre peuple », a déclaré le président socialiste lors de l’une de ses allocutions télévisées quasi quotidiennes.

C’est la seconde fois que Nicolas Maduro prolonge l’« état d’alerte », après une première extension mi-avril.

Selon lui, 423 cas de nouveau coronavirus ont été recensés au Venezuela et dix décès liés à la maladie. Des chiffres que conteste le chef de file de l’opposition Juan Guaidó.

L’« état d’alerte » donne au président vénézuélien des pouvoirs spéciaux, notamment celui de décréter le confinement de la population, en vigueur depuis le 17 mars dans tout le pays.  

En principe, seules les sorties pour aller chez le médecin ou aller acheter à manger sont autorisées. Mais le confinement est de moins en moins respecté, notamment à Caracas et dans les régions les plus pauvres du pays, où une partie importante de la population vit au jour le jour.

Dans cette économie de plus en plus dollarisée, la valeur du bolivar – la monnaie nationale – s’érode de jour en jour. L’hyperinflation a atteint plus de 9000 % en 2019 et les pénuries, d’essence notamment, se multiplient.  

« Ne faiblissons pas, c’est le moment de rester fermes » en respectant les consignes de confinement, a lancé mardi Nicolas Maduro.

Un peu plus tôt dans la journée, le Venezuela a prolongé d’un mois, jusqu’au 12 juin, la suspension de toutes les liaisons aériennes de et vers son territoire, autre mesure prise il y a deux mois pour tenter d’enrayer la progression de la COVID-19.