(Washington) L’armée américaine prépare des options «adaptées» aux évolutions sur le terrain au Venezuela, a déclaré vendredi le ministre de la Défense par intérim Patrick Shanahan, après avoir accueilli au Pentagone les responsables de l’équipe de sécurité nationale du président Donald Trump.

Agence France-Presse

«Nous avons une série complète d’options adaptées à certaines circonstances», a déclaré M. Shanahan à quelques journalistes.

Le ministre, qui a annulé à la dernière minute un voyage en Europe à cause de la situation au Venezuela, a indiqué avoir rassemblé le matin même au Pentagone le chef de la diplomatie Mike Pompeo, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche John Bolton, et l’amiral Craig Faller, qui dirige le commandement américain pour l’Amérique du Sud.

«Au fur et à mesure que les conditions changent (sur le terrain), nous faisons des modifications et des ajustements», a-t-il indiqué, refusant de préciser les opérations militaires envisagées.

M. Shanahan a rappelé les propos du président Trump, selon lequel «toutes les options» sont sur la table. «Toutes, ça veut dire toutes. Je veux éviter d’entrer dans les détails de ce que nous pourrions faire ou pas, mais il faut comprendre que nos plans […] ont de la profondeur».

Questionné sur la possibilité d’un déploiement naval au large du Venezuela, il s’est contenté de répondre : «Il y a beaucoup d’eau par là-bas».

L’influent sénateur républicain Lindsey Graham a suggéré vendredi que les États-Unis envoient un porte-avions au large du Venezuela. «Cuba, la Russie envoient des troupes pour soutenir Maduro au Venezuela… pendant que nous parlons/sanctionnons. Où est notre porte-avions?», a-t-il tweeté.

Les États-Unis, qui ont reconnu l’opposant Juan Guaidó comme président par intérim, ont adopté de strictes sanctions économiques pour tenter de pousser le président Nicolas Maduro vers la sortie.

M. Pompeo a réaffirmé mercredi qu’une intervention militaire américaine n’était pas exclue. «Une intervention militaire est possible. Si c’est nécessaire, c’est que ce feront les États-Unis», a-t-il déclaré.