Le président cubain Raul Castro a demandé à son homologue américain Barack Obama d'« approfondir » l'allègement des sanctions économiques contre l'île, lors d'une conversation téléphonique vendredi après-midi.

Mis à jour le 19 sept. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Lors de cet échange tenu peu après l'annonce par le département du Trésor américain « de la levée de nouvelles restrictions, M. Castro a «insisté sur la nécessité d'approfondir la portée (de ces mesures) et de supprimer définitivement la politique d'embargo» contre Cuba, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

À Washington, la Maison-Blanche s'est aussi fait l'écho de cette conversation, indiquant que les deux chefs d'État avaient «discuté des étapes que les États-Unis et Cuba pouvaient franchir, ensemble et individuellement, pour faire progresser la coopération bilatérale, même si nous continuerons à avoir des différents sur des sujets importants».

La Havane et Washington ont aussi mentionné parmi les différents sujets passés en revue la visite du pape à Cuba à partir de samedi et les progrès réalisés depuis leur rencontre au Sommet des Amériques de Panama en avril dernier.

Ni la Maison-Blanche ni le ministère cubain n'ont en revanche indiqué qui avait eu l'initiative de cette conversation.

Il s'agissait du troisième entretien téléphonique entre les deux hommes après celles du 16 décembre 2014, à la veille de l'annonce historique du dégel entre les deux pays, et celle du 8 avril, avant le Sommet des Amériques.

Après une première série de mesures le 16 janvier dernier, les États-Unis ont de nouveau allégé vendredi les restrictions commerciales pesant sur Cuba, marquant une nouvelle étape du dégel entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide, après le rétablissement de leurs relations diplomatiques en juillet dernier.

Parmi ces mesures figure la levée, à partir de lundi, des limites sur le montant des transferts de fonds de la diaspora cubaine vers l'île.

Photo CARLOS GARCIA RAWLINS, Reuters

Un portrait du président cubain Raul Castro est affiché dans un «bodega», commerce d'État qui vend les produits de base, que les Cubains se procurent grâce à un livret d'approvisionnement qu'ils reçoivent chaque année.