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L'Iran accusé d'avoir installé des bases terroristes en Amérique du Sud

L'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani... (PHOTO BEHROUZ MEHRI, AFP)

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L'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani

PHOTO BEHROUZ MEHRI, AFP

Agence France-Presse
Buenos Aires

Le procureur argentin qui enquête sur l'attentat antijuif qui avait fait 85 morts en 1994 à Buenos Aires a transmis à la justice de nouvelles accusations contre l'Iran, principal suspect dans cet attentat, qu'il soupçonne également d'avoir «infiltré» d'autres pays d'Amérique du Sud pour y commettre des actes terroristes.

La justice argentine accuse Téhéran d'être impliqué dans l'attentat contre l'AMIA (mutuelle juive argentine), qui avait également fait plus de 300 blessés, et réclame depuis 2006 l'extradition de huit Iraniens, dont l'actuel ministre de la Défense, Ahmad Vahidi, et l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, pour les juger.

Mardi, le procureur Alberto Nisman a également accusé l'Iran «d'infiltrer plusieurs pays d'Amérique du Sud pour y installer des cellules de renseignement, c'est-à-dire des bases d'espionnage, destinées à commettre, fomenter et soutenir des attentats terroristes comme celui de l'AMIA».

M. Nisman a indiqué à la presse que ces accusations avaient été transmises au juge Rodolfo Canicoba Corral, responsable de l'enquête de l'AMIA, et qu'une copie serait envoyée aux autorités judiciaires du Brésil, du Paraguay, du Chili, de Colombie, du Guyana, de Trinité et Tobago et du Surinam.

Dans ces pays, indique le procureur, il «existe des indices solides et concordants de cette infiltration et de ces installations de cellules de renseignement».

Outre l'attentat de l'AMIA, la justice argentine soupçonne aussi l'Iran d'être responsable de l'explosion en 1992 d'une voiture piégée devant l'ambassade d'Israël à Buenos Aires qui avait fait 29 morts et 200 blessés.

L'Iran a toujours démenti toute implication dans ces deux attentats.

Ces nouvelles accusations surviennent quelques mois après la signature en janvier d'un accord entre Buenos Aires et Téhéran créant une commission d'enquête indépendante composée de cinq juristes internationaux de renom. Les deux pays sont aussi tombés d'accord pour que le juge Corral et le procureur Nisman puissent interroger à Téhéran les personnes suspectées.

La communauté juive argentine, la plus importante d'Amérique latine, a rejeté cet accord et Israël s'est dit «profondément déçu».




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