La présidente argentine Cristina Kirchner a demandé mardi au nouveau gouvernement britannique une reprise des négociations sur la souveraineté contestée de l'archipel britannique des Malouines, situé au large de l'Argentine

Mis à jour le 18 mai 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Je voudrais demander, au nom de mon pays et des pays d'Amérique latine, au Royaume-Uni (...) de renouer nos négociations au sujet de la souveraineté des îles Malouines», a déclaré Mme Kirchner à l'occasion du sommet UE/Amérique latine/Caraïbes qui se tient jusqu'à mercredi à Madrid.

La présidente argentine dit formuler sa demande sur la base d'une «résolution» des Nations unies datant de 1965 «qui demeure non respectée».

Le nouveau premier ministre britannique, le conservateur David Cameron, n'assiste pas à ce sommet UE/Amérique latine auquel sont présents une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement latino-américains et une quinzaine de leurs homologues de l'UE.

Le Royaume-Uni est représenté à ce 6e sommet UE/Amérique latine, par le ministre des Affaires étrangères, William Hague.

Buenos Aires continue à revendiquer la souveraineté de cet archipel de l'Atlantique sud situé à 500 km de ses côtes, malgré sa défaite lors d'une guerre éclair qui a coûté la vie à 649 soldats argentins et 255 britanniques en 1982.

La présidente Kirchner a souligné mardi qu'on ne pouvait pas «mettre sur le compte» de l'Argentine actuelle, «ce qui s'est passé sous les dictatures militaires», en référence à la guerre de 1982.

La présidente argentine avait envoyé, la semaine passée, une lettre à David Cameron pour lui demander d'arrêter l'exploration pétrolière au large des Malouines.

Le Royaume-Uni avait répondu sèchement, en rejetant cet appel. «Nous n'avons aucun doute à propos de notre souveraineté sur les îles Falkland (nom anglais des Malouines) et les zones maritimes qui les entourent», avait affirmé vendredi une porte-parole du Foreign Office

«Le gouvernement (local) des îles Falklands a le droit de développer une industrie pétrolière dans ses eaux (territoriales) et le gouvernement britannique le soutient de longue date», avait-elle ajouté.