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200 morts dans un glissement de terrain au Brésil

Des secouristes à pied d'oeuvre après le nouveau... (Photo: Reuters)

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Des secouristes à pied d'oeuvre après le nouveau glissement de terrain meurtrier au Brésil.

Photo: Reuters

Daniel Monnerat
Agence France-Presse

Environ 200 personnes seraient ensevelies jeudi dans une favela de Niteroi, une ville près de Rio de Janeiro, selon les pompiers, une nouvelle tragédie après les pluies diluviennes qui ont fait au moins 153 morts depuis lundi dans l'État de Rio.

«D'après le témoignage de voisins, quelque 200 personnes seraient ensevelies sous les décombres mais c'est imprécis, cela peut être plus», a déclaré à l'AFP le chef des pompiers, Pedro Machado. Au moins 153 personnes sont mortes dans l'État de Rio à la suite des pluies torrentielles de lundi et mardi qui ont provoqué inondations et éboulements de terrain. La ville de Niteroi a été la plus touchée avec 85 morts et 48 morts ont été recensés dans la capitale Rio.

Le colonel Machado a confirmé que six corps avaient été retirés pendant la nuit après le glissement de terrain qui s'est produit à 21H30 locales (20H30 HNE) dans la favela Morro do Bumba, à Niteroi, une ville reliée à Rio par un pont de 15 km au-dessus de la mer.

Selon un journaliste de l'AFP, un énorme pan de colline s'est détaché et a dévalé sur une longueur de 700 mètres, engloutissant tout sur son passage : une cinquantaine de maisons, une crèche, une pizzeria, etc.

Les pompiers ont estimé qu'il y avait peu de chances de retrouver des survivants sous un tel amas de terre.

Sabrina Carvalho de Jesus, 26 ans, qui travaille dans un hôpital, a réussi à en réchapper car, quand elle a entendu un grand bruit, elle s'est sauvée de chez elle. Mais son grand-père, sa mère et son fils de six ans sont sous les décombres.

«Sincèrement, je n'ai plus d'espoir. C'est beaucoup de terre. Et douze heures sous la terre, c'est beaucoup», a dit Sabrina à l'AFP alors qu'un pompier tentait de la consoler en lui expliquant que, à Haïti, des survivants avaient été sortis des décombres plusieurs jours après le tremblement de terre.

Quelque 150 sauveteurs - spécialistes de la défense civile, pompiers, soldats de la force nationale et habitants de la favela - ont travaillé sans relâche toute la nuit, à la lumière des projecteurs, pour trouver des survivants. Ils sont aidés par quatre excavatrices qui dégagent les montagnes de terre mais devaient procéder avec une grande précaution en raison des risques de nouveaux éboulements.

En début de matinée, vingt-cinq personnes avaient été retirées en vie des décombres, dont huit enfants de la crèche.

Selon le secrétaire des services publics de Niteroi, José Mocarzel, la favela du Morro do Bumba a été construite il y a vingt-cinq sur un dépôt d'ordures et était donc particulièrement à risque.

Ce nouveau drame devait renforcer la détermination des autorités à déplacer les dizaines de milliers d'habitants vivant dans les zones à risque des favelas.

«Notre objectif maintenant est de sauver des vies, inévitablement nous devrons démolir des maisons des zones de risque», avait assuré avant le dernier drame le maire de Niteroi Jorge Silveira.

Mais les promesses de relogement sont dans le passé restées lettre morte, alimentant le fatalisme des habitants.

Les autorités «nous promettent toujours la même chose mais elles n'arrivent qu'après (les drames, ndlr). Ceux qui vivent dans les favelas sont abandonnés», a dit à l'AFP Sebastian Jorge, un électricien de 37 ans.

Les fortes pluies qui ont commencé lundi soir avaient pratiquement cessé jeudi matin à Rio et alternaient avec de belles éclaircies.

Les cariocas ont ainsi retrouvé le chemin des bureaux du centre-ville et les élèves - à l'exception de ceux de Niteroi - celui des écoles, qui étaient restées fermées mardi et mercredi.




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