Un père de famille de 67 ans, qui défraye la chronique judiciaire en Argentine, a bien eu sept enfants avec l'une de ses filles, selon les tests ADN ordonnés par la justice, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Originaire de Mendoza, principal centre agro-industriel du pays, situé à 1 000 km à l'ouest de Buenos Aires, Armando Lucero a été placé en détention le 11 mai pour «abus sexuels aggravés et répétés».

La justice attend maintenant les résultats des examens psychiatriques du détenu, surnommé le «Monstre de Mendoza» en référence à l'Autrichien Josef Fritzl. Cet homme de 73 ans a été condamné le 19 mars à la prison à vie pour avoir violé sa fille pendant 24 ans et tué l'un des sept enfants qu'il lui avait faits.

L'affaire a éclaté en Argentine après que sa fille, une femme de 35 ans, se fut enfuie du domicile familial afin de réclamer la protection des autorités locales.

Selon son récit aux enquêteurs, elle avait été violée par son père depuis l'âge de huit ans. Elle se serait décidée à rompre le silence car il menaçait de faire subir le même sort à l'un des sept enfants issus de leur liaison incestueuse.

Décrit comme serviable et réservé par ses voisins, Armando Lucero, sans profession, partageait son logis avec sa fille et les enfants, ainsi qu'avec sa seconde épouse et sa belle-mère.

Son état civil fait officiellement état de quinze enfants, dont huit nés d'un précédent mariage. Au total, il serait donc père de 22 enfants.

Une autre de ses filles, âgée de 40 ans, l'a depuis accusé aussi d'agression sexuelle, affirmant qu'il contraignait la famille au silence sous la menace d'un revolver.