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Les Farc annoncent la libération d'un otage enlevé il y a 11 ans

Des soldats colombiens... (Photo: AFP)

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Des soldats colombiens

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Agence France-Presse
Bogota

La guérilla colombienne des Farc a annoncé jeudi son intention de libérer sans contrepartie un militaire enlevé il y a onze ans, Pablo Emilio Moncayo, la septième libération unilatérale d'un otage politique depuis le début de l'année.

«Nous annonçons notre décision de libérer unilatéralement le caporal Pablo Emilio Moncayo et de le remettre personnellement à une commission dirigée par la sénatrice (Piedad) Cordoba», annoncent les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) dans un communiqué diffusé sur le site internet de la sénatrice.

Piedad Cordoba, sénatrice d'opposition (Parti libéral) avait déjà dirigé la commission chargée de récupérer six otages politiques de la guérilla libérés début février.

Pablo Emilio Moncayo avait été enlevé en décembre 1997 dans le département de Putumayo (sud), à seulement 18 ans.

Il fait partie d'un groupe de 22 otages dits «politiques», c'est-à-dire échangeables du point de vue des Farc, contre quelque 500 de leurs combattants capturés par les autorités.

L'annonce de jeudi, comme les libérations unilatérales du mois de février, intervient dans le cadre d'un dialogue écrit entamé depuis le mois de septembre entre la guérilla et un groupe de personnalités de gauche dont fait partie Piedad Cordoba, les «Colombiens pour la paix», qui ont demandé aux rebelles de renoncer à la pratique de l'enlèvement.

La guérilla a également annoncé qu'elle était prête à renoncer à l'une des conditions qu'elle posait pour l'ouverture d'un dialogue avec les autorités en vue d'échanger les 22 otages politiques contre ses combattants capturés par les forces de l'ordre.

Dans un texte diffusé le 29 mars, les Farc avaient ainsi indiqué qu'elles n'estimaient plus nécessaire de démilitariser certaines régions du territoire pour la tenue d'un dialogue en vue de cet échange.

Le président colombien Alvaro Uribe a pour sa part réclamé un cessez-le-feu comme condition à la tenue d'un dialogue.

«Ces bandits (ndlr, des Farc) devraient au moins dire au pays qu'ils vont éviter durant trois ou quatre mois tout acte de violence, pour créer les conditions d'un processus de négociation» de paix, a-t-il affirmé début avril.

Entre le 1er et le 5 février, la guérilla des Farc, fondée en 1964 et qui compterait encore entre 7 et 10.000 combattants, selon les estimations, a libéré unilatéralement trois policiers, un soldat et deux responsables politiques.




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