(Nations unies) Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rappelé mardi, lors d’entretiens avec les nouvelles autorités libyennes, la nécessité d’un départ de Libye des troupes étrangères et mercenaires, a indiqué son porte-parole.

Agence France-Presse

Antonio Guterres « a parlé de manière séparée au chef du Conseil présidentiel, Mohamad al-Menfi et au premier ministre intérimaire Abdel Hamid Dbeibah », a précisé dans un communiqué Stéphane Dujarric.

« Lors de ses appels, le secrétaire général a souligné la disposition de l’ONU à soutenir les élections en Libye, la surveillance du cessez-le-feu et la nécessité du retrait des forces étrangères », a-t-il déclaré lors de son point-presse quotidien.

Aucun retrait de troupes jusqu’à présent

En décembre, la Libye comptait environ 20 000 mercenaires et militaires étrangers, selon l’ONU. Interrogé pour savoir si les Nations unies avaient constaté un début de retrait de ces forces, Stéphane Dujarric a répondu par la négative.

« Je n’ai pas eu d’information supplémentaire sur un départ de troupes étrangères. Nous voulons que cela intervienne bien sûr le plus vite possible », a-t-il dit.

Antonio Guterres « a félicité MM. al-Menfi et Dbeibah pour leur nomination » et « a souligné l’importance de s’assurer que les nouvelles autorités travaillent à la tenue des élections nationales prévues le 24 décembre », a ajouté le porte-parole de l’ONU dans son communiqué.  

Selon cette déclaration, les trois responsables ont été « d’accord » pour juger cruciaux le respect du cessez-le-feu et le départ des troupes étrangères de Libye.

Turcs, Russes et Émiratis

La Libye est en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Deux autorités s’y disputent jusqu’à présent le pouvoir sur fond d’ingérences étrangères : dans l’ouest, le Gouvernement d’union nationale (GNA à Tripoli), reconnu par l’ONU et soutenu par la Turquie, et une autorité dans l’Est, incarnée par le maréchal Khalifa Haftar, soutenu notamment par la Russie et les Émirats arabes unis.