(Beni) Cinq corps ont été retrouvés mercredi deux jours après le massacre d’au moins dix personnes dans une attaque attribuée au groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’est de la République démocratique du Congo, selon un responsable local.

Agence France-Presse

Les cinq corps « ont été découverts (mardi soir) vers le parc national des Virunga. Pour l’instant, les corps sont toujours dans le parc », a déclaré à l’AFP John Kambale Sibendire, chef de groupement de Malambo situé au sud-est de la ville de Beni.

« Il s’agit des corps d’habitants pris en otage par les ADF lors de l’attaque de la nuit de lundi à mardi », a-t-il ajouté, portant à 398 le nombre de personnes tuées dans la région de Beni depuis début novembre.

La dernière attaque attribuée aux ADF lundi avait fait dix morts : huit civils, un militaire et un agent des services de renseignements.  

Les ADF possèdent les caractéristiques à la fois d’un groupe armé et d’une organisation criminelle, et semblent suivre une idéologie islamiste extrême.

Extrait d’un rapport remis en janvier au Conseil de sécurité des Nations unies.

Il n’y a pas assez d’éléments de renseignements pour prouver « des liens avec des groupes extrémistes islamiques internationaux », ajoute le rapport.

La présidente de l’Assemblée nationale congolaise, Jeanine Mabunda, a séjourné lundi dans cette région, promettant aux populations que les autorités faisaient tout pour mettre un terme aux tueries.

À l’origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans présents dans la région de Beni dans l’est congolais depuis 1995.  

Opposés au régime du président Yoweri Museveni, ils n’ont plus lancé d’attaque contre Kampala depuis des années.