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La CPI veut reporter jusqu'à nouvel ordre le procès Kenyatta

Le président Kenyatta est poursuivi pour son rôle... (PHOTO THOMAS MUKOYA, ARCHIVES REUTERS)

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Le président Kenyatta est poursuivi pour son rôle présumé lors des violences postélectorales en 2007-2008 qui avaient fait plus de 1000 morts et plus de 600 000 déplacés.

PHOTO THOMAS MUKOYA, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
LA HAYE, Pays-Bas

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé un report sine die du procès du président kényan Uhuru Kenyatta, assurant que Nairobi ne coopérait pas avec l'accusation, qui ne dispose pas d'assez de preuves pour un procès.

«L'accusation soutient que la manière appropriée de poursuivre la procédure est de reporter l'affaire jusqu'à ce que le gouvernement du Kenya exécute la requête révisée dans sa totalité» (demande de documents, NDLR), a indiqué Fatou Bensouda dans un document soumis aux juges de la CPI, basée à La Haye.

Le président Kenyatta est poursuivi pour son rôle présumé lors des violences postélectorales en 2007-2008 qui avaient fait plus de 1000 morts et plus de 600 000 déplacés.

Son procès devait débuter fin 2013, mais a été ajourné plusieurs fois depuis, notamment après que des témoins se sont rétractés.

«L'accusation signale par la présente ne pas être actuellement en mesure de débuter le procès», a indiqué Fatou Bensouda : «les preuves à disposition ne sont pas suffisantes».

Mme Bensouda ne souhaite toutefois pas abandonner les poursuites, assurant que le Kenya possède des documents qui pourraient prouver la culpabilité de l'accusé.

«La grande majorité de ce qui a été demandé (...) n'a pas été fournie», et ce malgré une décision de la CPI enjoignant à Nairobi de fournir ces documents, a soutenu Fatou Bensouda.

Le vice-président kényan William Ruto est lui aussi poursuivi devant la CPI pour des accusations similaires. Son procès a débuté le 10 septembre 2013.

M. Kenyatta et M. Ruto, anciens adversaires aujourd'hui devenus partenaires politiques, rejettent les accusations et maintiennent n'avoir joué aucun rôle dans les pires violences à avoir secoué le pays depuis son indépendance en 1963.

Ils sont les premiers hauts dirigeants en exercice à comparaître devant la CPI.




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