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RDC: la Monusco ne tolérera pas de résurgence du M23

Les rebelles du M23 auraient continué à recruter... (PHOTO JAMES AKENA, ARCHIVES REUTERS)

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Les rebelles du M23 auraient continué à recruter des combattants après l'accord de paix signé en décembre à Nairobi.

PHOTO JAMES AKENA, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) ne laissera pas les rebelles du mouvement M23 reprendre leurs opérations et va poursuivre son offensive contre deux autres groupes armés, a affirmé lundi le représentant spécial de l'ONU en RDC, Martin Kobler.

Dans une déclaration devant le Conseil de sécurité, M. Kobler a fait état «d'informations crédibles selon lesquelles le M23 a continué à recruter» après les accords de paix conclus à Nairobi en décembre et était redevenu actif dans l'Ituri (nord-est de la RDC).

«Nous ne devons tolérer aucune résurgence militaire du M23», qui avait été mis en déroute début novembre par l'armée congolaise, appuyée par la brigade d'intervention de la Monusco, la mission de l'ONU dans le pays, a-t-il déclaré. «Nous ne devons pas tolérer de remise en cause des progrès accomplis jusqu'ici».

M. Kobler a «invité les gouvernements ougandais et rwandais à tout faire pour éviter que des éléments du M23 ne trouvent refuge ou ne s'entraînent sur leur territoire». Kigali et Kampala ont été accusés par des experts de l'ONU et Kinshasa d'aider militairement le M23, ce que ces deux pays ont toujours nié.

«Le recrutement (du M23) continue et il pourrait y avoir un danger de nouvelles infiltrations militaires dans le pays», a expliqué ensuite M. Kobler à la presse.

Il a cependant cherché a minimiser le problème, rappelant que le M23 «avait été défait militairement» et qu'il importait désormais de réintégrer ces ex-combattants dans la société congolaise.

La Monusco, a-t-il précisé, se concentre désormais sur la lutte contre les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR): «notre première priorité est de combattre les FDLR».

Devant le Conseil, M. Kobler a «encouragé les forces (gouvernementales) congolaises à faire davantage» et à mieux coopérer avec la Monusco contre les FDLR. Après avoir «dégagé quelques positions», la Monusco «prépare de nouvelles opérations» contre ces rebelles, a-t-il indiqué.

«La direction des FDLR ne doit avoir d'autre choix que de se rendre», a-t-il martelé, rappelant que 2014 marquait le vingtième anniversaire du génocide rwandais. Les FDLR sont formées de rebelles rwandais hutu réfugiés en RDC depuis le génocide perpétré en 1994 au Rwanda contre les Tutsis et comptent encore dans leurs rangs des auteurs du génocide.

De même, M. Kobler a annoncé «que des actions militaires devraient être menées bientôt» contre les rebelles ougandais des ADF-Nalu, un autre groupe armé actif dans l'est de la RDC.

S'adressant elle aussi au Conseil, par téléconférence, l'envoyée spéciale de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, a estimé que «l'ambiance positive qui prévalait (en décembre) avait disparu» à la suite des attaques contre le régime du président de la RDC Joseph Kabila le 30 décembre à Kinshasa et Lubumbashi. «La région connait une nouvelle période troublée».

Mem Robinson a aussi annoncé son intention d'organiser «au premier semestre 2014» une réunion pour attirer les investisseurs privés dans la région des Grands Lacs.

Elle se trouve depuis dimanche à Kinshasa, où elle doit rencontrer notamment le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo, et son ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda.




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