(Washington) Joe Biden a loué mardi l’action de la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern contre la violence et l’extrémisme, alors qu’une succession de fusillades meurtrières endeuillent l’Amérique.

Publié le 31 mai
Agence France-Presse

Le président américain, recevant son invitée dans le bureau Ovale, a salué le rôle joué par la cheffe du gouvernement néo-zélandais dans « l’effort mondial pour combattre la violence et l’extrémisme en ligne » après le massacre raciste de Christchurch.

Un suprémaciste blanc avait ouvert le feu dans deux mosquées de cette ville de Nouvelle-Zélande en 2019, tuant 51 personnes et blessant des dizaines d’autres.

Joe Biden a évoqué « l’immense souffrance » provoquée aux États-Unis par une série de fusillades meurtrières, dont une dans une école primaire au Texas, qui a coûté la vie à 19 enfants et 2 enseignantes la semaine dernière.

« Il y en a tant qu’il serait possible d’éviter », a dit le président américain, qui a déjà appelé à une plus stricte régulation, passant par l’interdiction des armes semi-automatiques et de plus sévères contrôles pour les acheteurs d’armes.

Il a d’ailleurs promis de se rendre au Congrès pour appuyer une difficile tentative législative en ce sens.

Jacinda Ardern a offert les « sincères condoléances » de son pays après le massacre dans une école, mais aussi après une tuerie raciste récente, à Buffalo dans l’État de New York.

« Notre expérience en la matière nous est bien sûr propre, mais s’il y a quoi que ce soit d’utile que nous pouvons partager, nous sommes là », a-t-elle ajouté.

Moins d’un mois après Christchurch, l’archipel avait interdit quasiment toutes les armes semi-automatiques et les fusils d’assaut.

La rencontre entre les deux dirigeants a duré plus d’une heure, et a été chaleureuse, selon un haut responsable de la Maison-Blanche.

Le président et la première ministre ont en particulier évoqué mardi la nécessité de s’engager davantage en Asie et dans le Pacifique, alors que les États-Unis entendent faire face aux ambitions de la Chine dans ces régions.

Dans une déclaration commune publiée après la rencontre, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande font part de leur « préoccupation » après la signature d’un accord de sécurité entre la Chine et les îles Salomon.

Pour les deux pays, « l’établissement d’une présence militaire permanente dans le Pacifique par un État qui ne partage ni nos valeurs ni nos intérêts de défense risque de modifier profondément l’équilibre stratégique dans la région et de poser des problèmes de sécurité » pour les États-Unis comme pour la Nouvelle-Zélande.