(Paris) Près de 7 millions d’enfants supplémentaires dans le monde pourraient souffrir des effets de la malnutrition à cause de la crise économique et sociale causée par la pandémie de COVID-19, selon une estimation de l’UNICEF publiée mardi.

Agence France-Presse

Avant la pandémie de COVID-19, 47 millions d’enfants à travers le monde souffraient déjà en 2019 des conséquences de la malnutrition, perte de poids et maigreur extrême, souligne l’UNICEF, le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

« Cela fait sept mois que les premiers cas de COVID-19 ont été rapportés et il est de plus en plus clair que les conséquences de la pandémie font plus de mal aux enfants que la maladie elle-même », a commenté dans un communiqué la directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore.

« La pauvreté et l’insécurité alimentaire ont augmenté. Des services essentiels et des chaînes d’approvisionnement de nourriture ont été interrompus. Le prix des denrées alimentaires a monté en flèche. Le résultat, c’est que la qualité du régime alimentaire des enfants a baissé et que les taux de malnutrition vont augmenter », a-t-elle poursuivi.

L’UNICEF s’appuie sur une analyse publiée par la revue médicale The Lancet, dans laquelle les chercheurs s’alarment des conséquences de la malnutrition liée à la pandémie de COVID-19 sur les enfants.

« L’impact profond de la pandémie de COVID-19 sur la nutrition des plus jeunes enfants pourrait avoir des conséquences intergénérationnelles », estiment-ils, en craignant que cela nuise « à la croissance et au développement de ces enfants ».