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G7: un comité demande aux pays d'en faire plus pour assurer l'égalité des genres

Le Conseil consultatif sur l'égalité des sexes est formé... (Photo Markus Schreiber, archives Associated Press)

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Le Conseil consultatif sur l'égalité des sexes est formé de plusieurs féministes reconnues mondialement, dont la philanthrope Melinda Gates, la lauréate du prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai (photo) et la dirigeante du Fonds monétaire international, Christine Lagarde.

Photo Markus Schreiber, archives Associated Press

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Teresa Wright
La Presse Canadienne
Ottawa

Un groupe de féministes influentes appelle les pays du G7 à prendre des mesures concrètes pour s'assurer que les femmes et les filles soient payées autant que leurs collègues masculins, qu'elles aient l'occasion de siéger au sein de conseils d'administration et qu'elles obtiennent un meilleur accès aux services de santé reproductive.

Ce ne sont que quelques-unes des 60 recommandations du Conseil consultatif sur l'égalité des sexes, qui ont été remises au premier ministre Justin Trudeau en vue du sommet prévu cette semaine à La Malbaie.

Il est temps que les pays du G7 fassent de l'inégalité entre les genres une chose du passé et profitent des mouvements citoyens tels que metoo (moiaussi) pour mettre un terme à la discrimination, au harcèlement et à la violence contre les femmes, a écrit le comité dans son rapport rendu public lundi.

Il faut transformer «ce formidable élan» en changement durable, a plaidé le groupe, qui est formé de plusieurs féministes reconnues mondialement, dont la philanthrope Melinda Gates, la lauréate du prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai et la dirigeante du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

Leurs recommandations sont détaillées et sont classées en trois grandes catégories - les filles et les femmes doivent être en sécurité, en santé, instruites et entendues; elles doivent être appuyées économiquement; et elles doivent participer et bénéficier des décisions prises quant aux changements climatiques.

Plus précisément, le comité souhaite augmenter l'investissement de fonds publics dans les soins de santé destinés aux femmes, en se concentrant notamment sur les droits en matière de santé reproductive.

Les dirigeants du G7 doivent «reconnaître que la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR) sont fondamentaux et essentiels pour l'égalité des sexes dans des sociétés saines et inclusives», écrit le groupe.

Cela inclut l'accès à des services d'avortement sans risque, précise-t-on.

Il sera probablement difficile d'obtenir un consensus sur cette question, puisque le président américain Donald Trump avait signé, dès son arrivée au pouvoir, un décret présidentiel interdisant aux organisations financées par le gouvernement américain de seulement mentionner cette procédure - donc il n'est même pas question d'assurer l'accès.

Les suites des recommandations

Le premier ministre Justin Trudeau a remercié le comité pour ses recommandations, «qui éclaireront les discussions et la prise de décisions lors du sommet du G7», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Difficile de savoir pour l'instant si le premier ministre canadien tentera de convaincre ses homologues de s'entendre sur l'une ou l'autre des recommandations.

«Notre gouvernement travaillera toujours avec nos partenaires du G7 pour faire la promotion des droits des femmes et des filles», a affirmé le porte-parole de M. Trudeau, Matt Pascuzzo.

«Ensemble, nous pouvons explorer des façons d'implanter les recommandations du conseil et continuer de travailler à assurer l'égalité entre les sexes.»

Le conseil voudrait aussi que les dirigeants du monde s'entendent pour mieux lutter contre la violence basée sur le sexe, ce qui inclut les mariages précoces, les mariages forcés, ainsi que la mutilation génitale.

Il demande également aux pays de trouver des moyens pour augmenter le nombre de femmes sur les conseils d'administration d'entreprises privées et publiques, et pour assurer l'équité salariale d'ici 2030 - et de pénaliser les contrevenants.

«Nous demandons aux gouvernements du G7 de reconnaître que les disparités salariales sont plus élevées pour les femmes handicapées, les femmes ethnicisées et les femmes autochtones, ce qui accentue les inégalités salariales, et d'agir pour éliminer les disparités existantes», ajoute le groupe dans son rapport.




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