Publié le 18 mars 2011
Richard Hétu

«Toutes les attaques visant tous les civils doivent stopper», a déclaré Barack Obama cet après-midi lors d'une allocution à la Maison-Blanche, sommant le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi de se plier aux exigences de l'ONU, sous peine de subir des frappes militaires. Le président américain a cependant indiqué que l'engagement des États-Unis dans un conlit contre le régime de Tripoli serait limité. Je le cite :

«Les États-Unis ne vont pas déployer de troupes au sol en Libye et nous n'allons pas user de la force pour aller au-delà d'un objectif bien défini, à savoir la protection des populations civiles libyennes.»

Il a ajouté que l'inaction de la communauté internationale aurait pu entraîner des milliers de morts en Libye.

«Les États-Unis ne souhaitaient pas cette issue. Nos décisions ont été motivées par le refus de Kadhafi de respecter les droits de son peuple et par la menace de mort pesant sur de nombreux civils innocents.»

Le président a par ailleurs condamné «fermement les violences qui se sont produites aujourd'hui au Yémen» et appelé «le président Saleh à tenir sa promesse d'autoriser les manifestations à se dérouler pacifiquement».

P. S. : Comme le souligne le journaliste Ben Smith dans ce billet, Obama et le premier ministre britannique David Cameron ne semblent pas s'entendre sur la mission de la communauté internationale en Libye. Alors que le président américain se contente de parler de la protection des civils libyes, Cameron parle carrément de la nécessité de mettre un terme au pouvoir de Kadhafi.