Richard Hétu

David Maraniss, biographe respecté de Barack Obama, a comparé sur Twitter le discours du président d'hier à Newtown à l'adresse d'Abraham Lincoln à Gettysburg, où ce dernier avait consacré un des grands champs de bataille de la Guerre de Sécession sans parler de l'esclavage.

Le 44e président n'a pas parlé d'armes à feu dans son allocution de 18 minutes dans la ville traumatisée du Connecticut mais il a promis de mettre «à profit tous les pouvoirs» de sa fonction pour s'entretenir avec ses concitoyens, «des forces de l'ordre aux professionnels de la psychiatrie, en passant par les parents et les enseignants, afin d'oeuvrer à éviter d'autres tragédies comme celles-ci».

Et d'ajouter, après avoir évoqué les quatre tueries majeures ayant marqué sa présidence (Tuscon, Aurora, Oak Creek et Newtown) :

«Quel autre choix avons-nous? Nous ne pouvons pas accepter que des tels événements deviennent la routine. Sommes-nous prêts à dire que nous sommes impuissants face à de tels carnages? Que la situation politique est trop difficile? Sommes-nous prêts à dire qu'une telle violence qui s'abat sur nos enfants année après année est d'une façon ou d'une autre le prix de la liberté?»

La comparaison entre les discours de Gettysburg et Newtown pourrait tenir si - et il s'agit d'un gros si - Obama parvenait à mettre en place des politiques susceptibles d'éviter d'autres tragédies comme celle de Newtown. Mais Maraniss n'est certes pas le seul à avoir vanté la qualité de l'adresse du président.