«Nous sommes tous les deux d'accord sur le fait qu'Assad doit partir. Il faut qu'il transmette le pouvoir à une autorité de transition, c'est la seule façon dont nous allons résoudre cette crise.»

Richard Hétu

Ainsi parlait Barack Obama hier lors d'une conférence de presse tenue conjointement avec le premier ministre turc Tayyip Erdogan. En lisant cet article publié aujourd'hui à la Une du New York Times, on se rend compte que le départ de Bachar al-Assad ne réglerait probablement rien et que l'engagement du président américain de «coopérer avec l'opposition syrienne» est un voeu pieux qui ne correspond plus avec la réalité sur le terrain.

Le Times décrit la Syrie comme un pays éclaté entre trois parties distinctes : l'une est loyale au gouvernement, à l'Iran et au Hezbollah; une autre est dominée par les Kurdes et alliée aux séparatistes kurdes de Turquie et d'Irak; une autre encore est peuplée par la majorité sunnite et lourdement influencée par les islamistes et les djihadistes.

Les chances que ces parties puissent être recollées diminuent avec chacune des nouvelles atrocités commises. Et ce n'est probablement pas la conférence de paix proposée par le secrétaire d'État américain John Kerry qui changera cette réalité.