Ce n'est pas comme si les tenants de la droite américaine ne doutaient pas déjà de la neutralité de George Stephanopoulos, devenu chef d'antenne d'ABC après avoir réussi avec un brio indéniable sa transition d'ancien conseiller de Bill Clinton à journaliste.

Comme le rappelle le New York Times dans cet article, plusieurs républicains ne lui ont jamais pardonné d'être revenu six fois, à titre de modérateur, sur une question jugée tendancieuse à Mitt Romney lors d'un débat télévisé en 2012 (l'ancien gouverneur du Massachusetts croyait-il que les États pouvaient interdire la contraception?).

Chose certaine, les critiques de Stephanopoulos peuvent plastronner après que celui-ci eut admis avoir donné 75 000$ à la Fondation Clinton de 2012 à 2014. Stephanopoulos s'est excusé ce matin non seulement d'avoir omis d'informer les téléspectateurs de ces dons mais aussi de les avoir versés à cette fondation dirigée par une famille qu'il est appelée à couvrir en tant que journaliste.

Résultat: il n'y a pas que les conservateurs qui doutent aujourd'hui du professionnalisme de Stephanopoulos, comme le prouve cet article cinglant du critique des médias Jack Shafer.

Mais à quoi pouvait-il penser en faisant ces dons?