J’habite en banlieue, pratiquement en campagne, entourée de champs. Et pourtant, je n’étais jamais allée faire l’autocueillette de légumes jusqu’à tout récemment.

Geneviève O'Gleman
Geneviève O'Gleman Collaboration spéciale

Je suis allée des dizaines de fois cueillir des fraises ou des pommes, mais jamais de poivrons, de tomates ou d’aubergines. Il était bien temps que je m’y mette. J’ai même constaté que j’avais l’embarras du choix autour de chez moi. C’est à la ferme Sauriol que j’ai fait mon initiation de cueillette de légumes.

Quelle belle découverte ! Je ne peux pas croire que je m’en suis privée tout ce temps. Au-delà des légumes au summum de leur fraîcheur, il régnait là un esprit chaleureux de communauté. J’ai croisé une famille italienne qui m’a abordée dans une allée. « Qu’est-ce que tu vas faire avec toutes ces tomates, bella ? » Je lui ai répondu que je ne savais pas encore. Et voilà Maria qui part. Elle m’explique une recette, et une autre, et une autre encore…

PHOTO DAPHNÉ CARON, FOURNIE PAR O’GLEMAN MÉDIA

En récoltant les légumes directement dans le champ ou en les cultivant dans sa cour, on redécouvre le bonheur d’en manger.

Tony me donne des trucs pour conserver les piments forts. Norma me parle de ce qu’elle cuisinera de son côté. Tout le monde ajoute son grain de sel. J’ai eu envie de sortir mon téléphone pour prendre plein de notes, mais ça aurait un peu brisé le moment. J’ai essayé de tout absorber et mémoriser. Une chose est sûre, je vais penser à eux en cuisinant mes tomates, poivrons et aubergines.

C’est en l’honneur de Maria, Tony et Norma que je vous propose une recette de soupe-lasagne, faite avec de belles tomates de saison (voir autre onglet). Parfaite pour un soir de semaine !

Astuces pour apprivoiser les légumes

PHOTO DAPHNÉ CARON, FOURNIE PAR O’GLEMAN MÉDIA

Geneviève O’Gleman

Même si j’aime déjà les légumes, ces rencontres gourmandes dans les champs m’ont donné encore plus envie d’en manger.

Si les légumes ne font pas fureur chez vous, je crois vraiment que c’est en les découvrant sous un autre jour que vos enfants, et même les grands, arrêteront de s’en méfier.

C’est d’ailleurs ce que j’ai fait avec ma fille. En m’amusant et en cuisinant avec elle. Et en faisant aussi un peu de psychologie inversée (héhé !). Elle devait avoir 4 ou 5 ans et détestait les courgettes. Au lieu d’insister, je lui ai dit que c’était bien normal qu’elle n’aime pas les courgettes, parce que c’était un légume pour les grands. Qu’elle aimerait sûrement ça quand elle sera plus grande. Pas besoin de vous dire que la fois d’après, quand je lui en ai servi, elle aimait ça, les courgettes. Elle était déjà rendue « assez grande » ! Voilà un exemple parmi tant d’autres, mais je suis convaincue que de me chicaner avec elle n’aurait rien donné.

L’idée, ce n’est pas que vos enfants (ou des membres plus âgés de votre famille) mangent des courgettes (ou des tomates, ou des poivrons…) aujourd’hui, mais qu’ils en mangent « un jour ». Et je crois que c’est en arrêtant d’insister que la magie finit par opérer. En multipliant les expériences, en récoltant les légumes directement dans le champ, en les cultivant dans sa cour, en observant la semence se transformer en plant… Un plant qui finit par fleurir puis donner un minuscule poivron qui devient grand et qu’on pourra déguster. Eh oui, c’est aussi ça, manger santé !

Geneviève O’Gleman est animatrice de l’émission Savourer sur ICI Télé et pilote le magazine web savourer.ca.

Consultez le site de savourer

Soupe-lasagne tout-en-un

PHOTO SYLVIE LI, FOURNIE PAR O’GLEMAN MÉDIA

Soupe-lasagne tout-en-un

De la soupe et de la lasagne combinées, c’est le summum du réconfort !

Préparation : 20 min
Cuisson : 25 min
Rendement : 8 portions
Se conserve 4 jours au réfrigérateur ou 6 mois au congélateur

Ingrédients

• 450 g (1 lb) de saucisses italiennes douces
• 1 oignon
• 1 gousse d’ail
• 8 tomates moyennes (voir Notes)
• 1 L (4 tasses) de bouillon de bœuf réduit en sodium
• 500 ml (2 tasses) d’eau
• 15 ml (1 c. à soupe) de fines herbes séchées à l’italienne
• 250 g (½ lb) de pâtes mafalda (voir Notes)
• 1 barquette de 142 g de jeunes épinards
• 250 ml (1 tasse) de fromage ricotta

Préparation

1. Retirer les boyaux des saucisses et émietter la chair avec les mains. Hacher l’oignon et l’ail.

2. Dans une grande casserole préchauffée à feu moyen-vif, sans ajouter de matière grasse, cuire la chair de saucisses, l’oignon et l’ail 4 ou 5 minutes, jusqu’à ce que la saucisse soit bien dorée, en remuant à quelques reprises.

3. Pendant ce temps, déposer les tomates dans le récipient d’un robot culinaire. Réduire en purée tout en laissant quelques morceaux.

4. Ajouter les tomates, le bouillon, l’eau et les fines herbes séchées dans la casserole. Porter à ébullition à feu vif.

5. Ajouter les pâtes et réduire à feu moyen. Laisser mijoter 15 minutes ou jusqu’à ce que les pâtes soient al dente, en remuant à quelques reprises.

6. Incorporer les épinards et la ricotta. Mélanger pour faire tomber les épinards et servir.

Notes

Profitez de la saison des récoltes pour préparer cette recette avec des tomates fraîches du Québec. Hors saison, remplacez-les par 1 boîte de 796 ml de tomates broyées sans sel ajouté et 1 boîte de 796 ml de tomates en dés sans sel ajouté, et remplacez les 500 ml (2 tasses) d’eau par 1 boîte de 796 ml remplie d’eau.

Les pâtes de type mafalda ont la forme de petites lasagnes. On les trouve dans les épiceries de vrac et dans les épiceries spécialisées. Si vous n’en trouvez pas, remplacez-les tout simplement par des pâtes à lasagne cassées en morceaux.

Ne vous laissez pas intimider par le nombre de portions : cette soupe se congèle très bien et vous pourrez profiter d’un congé de popote pour un lunch ou un souper.

Valeurs nutritives

• Calories : 376
• Protéines : 20 g
• Lipides : 12 g
• Glucides : 48 g
• Fibres : 4 g
• Sodium : 819 mg