Les États-Unis vont donner l'exemple en matière de lutte contre le changement climatique, a assuré mardi le secrétaire d'Etat John Kerry, réaffirmant qu'il s'agissait d'une priorité de la politique étrangère américaine.

«Le département d'État et l'Amérique vont servir d'exemple à suivre pour le monde avec l'objectif d'une planète plus sûre et plus saine», a lancé John Kerry dans une tribune du journal The Hill à l'occasion de la publication du rapport quadriennal de son ministère sur les grandes lignes directrices de la diplomatie des États-Unis.

Les États-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde derrière la Chine.

«Nos ambassadeurs auront pour directives de développer avec les gouvernements hôtes des solutions créatives et significatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre», a promis le chef de la diplomatie américaine, impliqué depuis des années dans les problématiques liées au climat.

«Chez nous, nous coopérerons avec le Congrès, les maires, les chefs d'entreprises, dirigeants de la société civile et dignitaires religieux pour répondre à cette question existentielle», a-t-il encore assuré.

Dans le rapport quadriennal que le ministre américain doit présenter mardi, il est rappelé que «les effets du changement climatique» sont considérés comme «une menace pour la sécurité nationale» des États-Unis. «Juguler cette menace est la première priorité du département d'État et de l'USAID», l'agence humanitaire et de développement du ministère des Affaires étrangères.

Il y a une semaine, lors d'un déplacement dans le parc national des Everglades en Floride, le président Barack Obama avait affirmé qu'il n'était plus possible de nier la réalité du changement climatique, avant la conférence de Paris visant à conclure en décembre un accord pour limiter à 2°C la hausse du thermomètre mondial par rapport à l'ère préindustrielle.

Il avait dit aussi son bon espoir que la communauté internationale parvienne à un accord «ambitieux et durable» à Paris.

L'exécutif américain affiche sa volonté d'user de son influence pour pousser d'autres pays à s'engager eux aussi à réduire leurs émissions de CO2, comme les États-Unis l'ont fait avec la Chine en scellant un accord en novembre dernier.

Pékin s'est engagé à ce que ses émissions cessent d'augmenter à partir de 2030. Les États-Unis ont affiché un objectif de réduction de 26% à 28% de leurs émissions d'ici 2025 par rapport à 2005.