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Régate dans le Grand sud

Michel Desjoyeaux...

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Michel Desjoyeaux

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Éric Lessard
Cyberpresse

Le vent commence à sérieusement se faire présent pour le groupe de chasse du Vendée Globe tandis que le groupe de tête se resserre encore une fois de manière surprenante et avance à la vitesse grand V. Les marins ont le sourire aux lèvres: le Grand sud offre son meilleur à la flotte de bateaux.

Quelques jours avant le départ de cette édition 2008-2009, l'ensemble des analystes était perplexe quand Michel Desjoyeaux (Foncia) avait souligné la possibilité de voir une régate au contact lors de l'arrivée aux Sables d'Olonne. Bien qu'il reste beaucoup de navigation à faire avant de toucher le quai des Sables d'Olonne, il faut se demander si la vision du skipper de Foncia était à ce point farfelu.Au classement de ce matin, Sébastien Josse (BT) n'a plus qu'une avance symbolique de 3,6 milles sur Yann Éliés (Generali) et de 28,5 milles sur Loïck Peyron (Gitana 80).

Nous voilà revenus à une situation similaire à celle qui faisait force de loi lors de la descente de l'Atlantique à la suite du passage du Pot au noir.

L'écart est maintenant de 140 milles entre la dixième place occupée par Michel Desjoyeaux (Foncia) qui gruge les milles avec une constance déconcertante tandis que devant lui les skippers s'amusent à se dépasser, empanner, tendre la toile au max et transformer une course qui historiquement en a toujours été une d'aventure en une vraie régate à couteaux tirés. Chaque mille est précieusement gagné.

Tous les skippers de ce groupe de tête peuvent aspirer à la victoire : huit des 10 premiers ont déjà participé à l'épreuve et connaissent parfaitement l'ampleur du défi tandis que les deux petits nouveaux de l'épreuve que sont Yann Éliés (Generali) et Armel Le Cléac'h (Brit Air) ont de leur côté un curriculum assez crédible pour leur permettre de penser à la victoire au même titre que les vétérans.

D'épreuve d'endurance à la régate, disait-on. Devant, les skippers glissent à une moyenne supérieure à 15 noeuds et le plus rapide du groupe, en l'occurrence Desjoyeaux, met bien de la pression sur ses amis avec une vitesse moyenne de 17,4 noeuds (31 km/h).

Ça bataille ferme derrière aussi. Les quatre derniers au classement sont à l'intérieur d'une zone de 125 milles et bénéficient eux-aussi de vents favorables à l'exploitation maximale de leurs machines.

Le Canadien Derek Hatfield (Spirit of Canada), bien qu'importuné par une fuite de gazole, semble s'amuser ferme présentement alors qu'il filait à plus de 25 noeuds en instantané plus tôt ce matin.

Le coup de vent prévu aujourd'hui est à se mettre en place.

Le vent gagnera en force au cours de la journée et atteindra tel qu'estimé hier la tête de flotte en après-midi.

Samantha Davies (Roxy), 14e à 552 milles derrière le meneur, naviguait ce matin dans des vents de 40 noeuds sur une mer bien formée avec des creux de sept mètres.

Michel Desjoyeaux, situé à 400 milles devant Davies et 140 milles derrière le meneur, commençait à sentir le vent entrer plus sérieusement au moment de sa liaison radio avec le QG course ce matin :

« Je suis le premier à monter en cadence en touchant le vent. L'anémomètre est monté de 5 noeuds le temps de vous téléphoner. Là, j'ai 39 noeuds. Mais bon, si on arrête de vivre dès qu'il y a 35 noeuds, il ne faut pas faire le Vendée Globe et il ne faut pas aller dans les mers du sud », disait-il.

Les différents skippers joints ce matin ne semblaient pas trop s'en faire avec la tempête prévue, mais plutôt avec la préparation du bateau en fonction des conditions. Bien que les bateaux soient conçus pour affronter de telles intempéries, les skippers tentent de minimiser les promenades sur le pont par gros temps. Ils s'efforcent donc de choisir la bonne toile à l'avance et de parfaire la balance entre vitesse et sécurité.

Bref, le pire pour les marins est l'attente.

Savoir que le monstre s'en vient est une chose, mais tant et aussi longtemps qu'on ignore la longueur réelle des crocs, difficile d'avoir la tête en paix...

Les positions + retard sur le 1er (milles nautiques)

1- Sébastien Josse -FRA (BT),

2- Yann Eliès-FRA (Generali), 3.6

3- Loïc Peyron-FRA (Gitana Eighty), 28.5

4- Jean-Pierre Dick-FRA (Paprec-Virbac), 32.1

5- Roland Jourdain-FRA (Veolia Environnement), 44.1

6- Jean Le Cam-FRA (VM Matériaux), 54.0

7- Vincent Riou-FRA (PRB), 72.9

8- Mike Golding-GB (Ecover), 73.3

9- Armel Le Cléac'h-FRA (Brit Air), 83.5

10- Michel Desjoyeaux-FRA (Foncia), 140.8

11- Marc Guillemot-FRA (Safran), 190.4

12- Dominique Wavre-SUI (Temenos), 258.0

13- Brian Thompson-GB (Team Pindar), 445.3

14- Samantha Davies-GB (Roxy), 552.8

15- Dee Caffari-GB (Aviva), 662.9

16- Bernard Stamm-SUI (Cheminée Poujoulat), 673.1

17- Arnaud Boissières-FR (Akena Verandas), 705.1

18- Steve White-GB (Toe in Water), 733.3

19- Jonny Malbon-GB (Artemis), 792.4

20- Rich Wilson-USA (Great American), 938.2

21- Una Basurko-ESP (Pakea Bizkaia), 1141.0

22- Jean-Baptiste Dejeantly-FRA (Maisonneuve), 1444.8

22- Derek Hatfield-CAN (Spirit of Canada), 1445.4

23- Raphaël Dinelli-FRA (Océan Vital), 1522.0

25- Norbert Sedlacek-AUT (Nauticsport), 1603.0

26- Jérémie Beyou-FRA (Delta Dore), Abandon

27- Alex Thompson-GB (Hugo Boss), Idem

28- Kito de Pavent-FRA (Groupe Bel), idem

29- Marc Thiercelin-FRA (DCNS), idem

30- Yannick Bestaven-FRA (Aquarelle.com), idem




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