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Trois questions à... Guylaine Maroist

Après Bombes à retardement, un film portant sur d'anciens combattants... (PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION)

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PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Après Bombes à retardement, un film portant sur d'anciens combattants canadiens exposés à des radiations lors d'essais nucléaires dans le Nevada, les documentaristes Guylaine Maroist et Éric Ruel retournent dans les mêmes eaux. Leur nouveau film, Gentilly Or Not To Be, met en question le projet de réfection de la centrale Gentilly-2. Le terme «mettre en question» n'est pas assez fort. Le film prend position contre le projet, tout en donnant la parole aux opposants comme à ceux qui l'appuient. Nous en avons discuté avec Mme Maroist.

Q - Qu'est-ce qui vous a mis sur la piste du sujetde la centrale nucléaire?

R - En réalisant Bombes à retardement, nous avons été attirés par la question de Gentilly-2. Ce qui nous a étonnés est moins l'opposition d'environnementalistes que celle d'un groupe d'une soixantaine de médecins du Québec. Lorsqu'on parle des craintes entourant les centrales nucléaires, il est souvent question du traitement des déchets et des risques d'accident. Mais beaucoup moins de santé publique. Or, aucune dose de radiation n'est sans danger.

Q - Dans le film, on évoque l'étude KiKK menée en Allemagne qui a conduit le gouvernement à amorcer la fermeture des centrales nucléaires du pays. Une étude de cette envergure existe-t-elle au Québec?

R - Non, parce qu'il n'y a qu'une seule centrale et qu'elle est située dans un environnement peu populeux. Les résultats ne seraient pas concluants. Mais il y a eu aux États-Unis des études sur l'ensemble des centrales nord-américaines sur une période de 40 ans. On y a remarqué que lorsque des centrales ferment, les taux de leucémie descendent.

Q - Vous avez donné la parole à des politiciens québécois. Que retenez-vous de leurs réponses?

R - Je ne doute pas de leur bonne foi, mais ils se fient aux rapports qu'on leur remet. Ils ont un discours de position, pas de discussion. On sent qu'avec eux, le débat est perdu d'avance. Nous, on croit que le débat devrait se faire au sein de la population. À travers des audiences du BAPE, par exemple. La Commission canadienne de la sûreté nucléaire a donné son aval au projet, mais il revient au gouvernement du Québec de décider. Avec le changement de gouvernement, les espoirs sont permis. Quant à moi, je ressors plus inquiète de ce documentaire. Les dernières images du film, où l'on voit un ferrailleur aux prises avec des déchets radioactifs, démontrent que le filet de sécurité autour du nucléaire n'est pas si bien déployé qu'on ne le croit.

Gentilly Or Not To Be est présenté ce soir à 19h au cinéma Beaubien. À la télévision, on pourra le voir le lundi 17 septembre à 21h et le mercredi 19 septembre à 13h30 sur les ondes de Télé-Québec.




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