La conception de la Toyota Solara remonte à une vieille tradition de l'industrie automobile consistant à créer une berline et un coupé sur la même plateforme. Même si certains constructeurs japonais et allemands croient qu'il est toujours possible de rentabiliser une telle pratique, les Américains ont peu à peu délaissé cette coutume qui était pourtant fortement ancrée dans leurs moeurs. La dernière étant la Chevrolet Cobalt depuis que la Pontiac G6 a passé de vie à trépas l'an dernier. De même, il faut souligner que Cadillac reviendra à cette pratique en 2011 avec le coupé CTS.

Jean-François Guay, collaboration spéciale

Dérivée de la berline Camry, la Solara se compare sur le marché de l'occasion à des anciens coupés comme les Chrysler Sebring (très rare), Honda Accord, Chevrolet Monte Carlo et Acura CL - pour ne nommer que ceux-là. Pour augmenter son rayonnement, Toyota avait dévoilé un modèle cabriolet en 2000, ce qui permettait à la Solara d'élargir sa diffusion et de courtiser la clientèle des cabriolets de luxe allemands. Depuis sa disparition en 2008, aucun autre modèle décapotable n'a remplacé la Solara chez Toyota.

La Solara proposait une carrosserie différente de la Camry, avec laquelle elle partageait cependant la plupart de ses composants mécaniques. On trouvait sous le capot un V6 ou un 4-cylindres. Le V6, souple et silencieux, est l'engin tout désigné pour la personnalité doucereuse de cette japonaise. Couplés à la boîte automatique à 4 rapports, tant le V6 que le 4-cylindres sont lents à s'élancer. Quant à la boîte manuelle à 5 rapports, elle ne réussissait guère mieux à réveiller la puissance dormante des moteurs. La conduite feutrée et la douceur des suspensions de la Solara rappellent la première génération (1992-2001) du coupé SC de Lexus. Bref, si le comportement routier n'était pas à la hauteur d'une voiture sport, la Solara avait le mérite d'être la plus confortable et fiable de sa catégorie. Par ailleurs, si le 4-cylindres de 2,2 litres convenait au tempérament « pépère » de la berline Camry, il s'essoufflait rapidement dans la Solara. Le 4-cylindres de 2,4 litres, dévoilé en 2002, était mieux adapté.

Comparativement à celui de ses rivales du temps, l'habitacle de la Solara avait été conçu avant tout pour le confort des passagers. En effet, ceux-ci profitaient d'un dégagement accru, de sièges avant plus moelleux et d'une banquette arrière plus accueillante. Et dernier conseil, méfiez-vous si on vous dit que la voiture appartenait à un veuf ou une veuve !

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