Composé de virages lents exigeant du couple à leur sortie, le circuit Gilles-Villeneuve est très rapide grâce à ses longues lignes droites au bout desquelles il faut aborder des virages à plus de 300 km/h. Tour de piste.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

Le virage 1

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Les voitures atteignent plus de 300 km/h au bout de la courte ligne droite des puits et les pilotes doivent freiner violemment pour aborder le virage 1 à environ 120 km/h. Au départ, il y a souvent des contacts dans ce virage et dans le suivant, le long du virage Senna, qui suit directement et qui a la particularité d’obliger les moteurs à tourner à seulement 11 000 tours par minute (la limite imposée est 15 000 tr/min) pendant plusieurs secondes.

L’épingle

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Le freinage le plus exigeant du circuit, alors que les voitures doivent descendre à moins de 60 km/h pour négocier cette épingle serrée avant d’aborder la longue ligne droite où plusieurs vont dépasser 330 km/h. Tout aussi importante que le freinage, l’accélération des voitures est déterminante et les ingénieurs vont être plus particulièrement attentifs à la force et à la direction du vent afin de trouver les meilleurs réglages pour le moteur et pour la transmission.

Le mur des champions

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Situé à la sortie du virage 13, au début de la ligne des puits, ce mur est directement au bord de la piste et les pilotes doivent pratiquement l’effleurer s’ils veulent négocier ce passage à la perfection. Cela implique des réglages parfaits, aussi bien des freins que du moteur et de l’accélération. Le pilote doit ainsi savoir exactement à quel rythme la puissance du moteur va être transmise aux roues quand il appuie sur sa pédale. La moindre hésitation risque de l’envoyer dans le mur ou de lui coûter de précieux centièmes de seconde dans la ligne droite.

L’opinion d’un pilote

Nicholas Latifi.

« C’est un vrai circuit urbain, avec une surface plus bosselée et des virages différents. Le tracé lui-même n’est pas particulièrement difficile, avec sa suite de lignes droites et de virages lents, mais les murs sont toujours proches et il faut être bien concentré. Le meilleur exemple est évidemment la chicane et le fameux “mur des champions” au bout de la longue ligne droite, qui forment un passage plus compliqué et où il faut avoir confiance en sa voiture pour aller le plus près possible du mur. »

— Le Montréalais Nicholas Latifi, pilote de F2 et pilote de réserve de l’équipe Williams