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Séquence 8 : la magie des 7 doigts

Séquence 8, l'oeuvre d'artistes au sommet de leur... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Séquence 8, l'oeuvre d'artistes au sommet de leur art.

Photo: Bernard Brault, La Presse

Josée Lapointe

Il n'y avait pas de spectacle plus attendu cette semaine que cette première représentation de la nouvelle création des 7 doigts de la main, coqueluche du cirque québécois qui connaît un succès international foudroyant. Séquence 8, leur huitième spectacle en 10 ans, ouvrait hier soir le troisième Festival Montréal complètement cirque devant une salle comble, qui leur a réservé un accueil digne de leur réputation.

Depuis Loft, leur premier spectacle, les 7 doigts ont toujours misé sur la proximité avec le public, laissant les personnalités de leurs membres s'exprimer. Séquence 8 est dans l'exacte continuité, et va même jusqu'à jouer avec les codes établis par la troupe. Plusieurs fois, ils s'arrêtent pour expliquer leur démarche, souligner à gros trait leur propos, s'amusant à déconstruire leur travail pour mieux le mettre en valeur, entre l'autodérision bienvenue et le désir de limpidité.

Séquence 8 réunit huit acrobates-interprètes qui ont tous droit à leur moment solo, mais c'est la force du groupe qui domine ce spectacle chorégraphié au quart de tour. Presque toujours ensemble, embarqués les uns sur les autres si possible, comme un grand coeur battant, les six garçons et deux filles sont toujours prêts à s'aider, participent aux numéros des autres, s'observent de près ou de loin.

Ils font des jeux de miroir pendant le numéro d'anneaux chinois de Devin Hendreson, accrochent les pieds d'Alexandra Royer sur sa barre russe, retiennent et aident Maxim Laurin alors qu'il tente d'accrocher le trapèze. Ils sont parfois dramatiques, souvent cabotins - les interventions du maître de cérémonie Colin Davis sont toujours hilarantes - et dégagent une énergie fiévreuse.

C'est pourtant un spectacle qui respire, avec des moments de flottement où on prend le temps de se placer, où on s'observe, où la musique démarre doucement. Les ambiances aussi sont très changeantes et les ruptures de ton, si elles peuvent être déstabilisantes, nous tiennent toujours sur le qui-vive.

Entre la poésie subjugante d'Alexandra Royer au cerceau aérien, la force brute doublée du jeu d'équilibre du numéro de planche coréenne de Maxim Laurin et Ugo Dario, le numéro de boîtes de cigares chorégraphié à la perfection et mené avec dynamisme par Eric Bates, la chanson interprétée d'une voix frêle par Colin Davis pendant un spectaculaire main à main, le numéro de hip-hop rigolo basé sur toutes sortes de sons étranges, les fausses entrevues et la véritable déconnade - on fait même faire la vague au public! -, Séquence 8 nous fait suivre la trace de huit jeunes artistes au sommet de leur art.

Un spectacle qui tisse le fil entre eux et le public et qui laisse sa marque avec ces mots murmurés dès le début: nous, vous, ici, ensemble, vous, moi. Bref, une communion réussie: la magie des 7 doigts opère toujours.




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