Véritable habitué du festival Just For Laughs, Maz Jobrani présente jusqu'au 26 juillet le traditionnel Ethnic Show au Club Soda. Il est également un des invités du nouveau patron de Juste pour rire, Howie Mandel, lors de son gala à la salle Wilfrid-Pelletier le 26 juillet. L'humoriste irano-américain présente également son spectacle solo à la salle Claude-Léveillée le 23 juillet.

Stéphanie Vallet LA PRESSE

Que le plus grand festival d'humour anglophone soit à Montréal

Pour

«C'est géographiquement parfait. On peut avoir des participants de la côte ouest, de la côte est et d'autres pays. Je viens depuis plusieurs années et j'habite Los Angeles. À Montréal, on se sent un peu comme en Europe, mais toujours en Amérique du Nord. J'aime le public, car il est amateur et connaisseur d'humour international. Je fais beaucoup d'humour politique, alors je dois dire que mon public préféré se trouve à Washington. Le deuxième est sûrement à Stockholm. Mais le troisième est à Montréal.»

Taxer Netflix

Pour

«Je ne savais même pas que c'était un enjeu! Si je paie des taxes, Netflix devrait aussi en payer! Les grandes entreprises ne devraient pas pouvoir s'en sauver. Payons tous nos impôts, les amis!»

Voler des blagues aux autres humoristes

Contre

«Sur un sujet donné, il est possible d'avoir des blagues similaires. Là où se situe le problème, c'est si un humoriste a de manière récurrente des numéros qui ressemblent à ceux des autres. Un comédien qui faisait ma première partie m'a appelé un jour pour me dire que quelqu'un faisait ses blagues sur YouTube. Il l'a appelé et il a avoué qu'il les avait volées. Si quelqu'un fait une blague qui ressemble à la tienne, continue d'écrire. Ça me donne envie de penser un peu plus et de revenir avec une meilleure version, encore plus originale.»

Les blagues sur Donald Trump

Pour

«Je suis absolument pour le fait de faire des blagues à son sujet. Je parle de lui dans mon numéro spécial Immigrant sur Netflix. Je dis ouvertement que je ne l'aime pas, et je parle du décret migratoire. Mais Donald Trump est aussi un problème très sérieux. Il m'arrive donc assez souvent de me fâcher à son sujet sur Twitter. Soit je lui crie après dans mes messages, soit je parodie ses publications. Je pense que si on faisait une étude, on se rendrait compte que Twitter permet de sécréter des endorphines. C'est un exercice bénéfique pour la santé mentale!»

L'appropriation culturelle

Pour

«Seulement si c'est fait dans une bonne intention. Je viens de regarder un épisode de l'excellente série Atlanta. Une jeune femme blanche prend une des chansons du rappeur Paper Boy pour l'interpréter en version acoustique. En tant qu'amateur de musique, je vois ça comme un hommage. Tout est une question de respect. Si on le fait pour rire d'une culture, on dépasse la limite, selon moi. Quand de jeunes Blancs s'approprient des éléments de la culture afro-américaine pour agir de manière stupide, ce n'est pas acceptable. Il faut respecter l'autre culture pour apporter quelque chose d'artistiquement intéressant.»