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Festivals: concentration ou étalement?

Lors du Fringe, l'off-Festival d'Édimbourg, les artistes ont... (Photo: tirée de Facebook)

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Lors du Fringe, l'off-Festival d'Édimbourg, les artistes ont fait leurs choux gras de David Bowie qui a incité les Écossais à rester dans le Royaume-Uni.

Photo: tirée de Facebook

Daniel Lemay
La Presse

Le plus grand festival culturel du monde se déroule actuellement à Édimbourg, capitale de l'Écosse. À un mois du référendum sur l'indépendance nationale, faut-il: Oui, se séparer du Royaume-Uni tout en gardant la livre sterling comme monnaie; Non, rester dans cette structure tricentenaire dominée par l'Angleterre?

«Le clan du Oui se sert du Festival comme d'une vaste tribune politique», nous disait hier Manon Gauthier, responsable de la Culture au comité exécutif de Montréal, qui revient d'Édimbourg où elle a participé au 2e Sommet international de la culture.

Des artistes pour le Oui? On a connu ça ici il y a 20 ans... Le poids des enjeux politiques - le Non est en avance ailleurs dans le pays -, Mme Gauthier l'a senti tant sur les scènes que dans la rue. «Les artistes du Fringe, l'off-Festival d'Édimbourg, font leurs choux gras de David Bowie qui a incité les Écossais à rester dans le Royaume-Uni. «All back to Bowie!», lit-on partout...» Sir Mick Jagger, on ne s'en étonnera guère, appuie aussi le camp du Non.

Au-delà de la politique, Édimbourg propose une concentration de spectacles inconnue en nos contrées. L'Edinburgh Festival, c'est 12 festivals en un - musique, opéra, danse, théâtre -, tous présentés en août. Avec le Fringe, institué en 1947, on parle de 1000 spectacles par jour... Ce qui rend les choix difficiles. «On peut voir ça comme un chaos organisé», lance Manon Gauthier, pour qui il est difficile de se retrouver dans une offre de cette ampleur: «Difficile pour les touristes, mais aussi pour les résidants...»

À cette concentration, l'ancienne chef de la direction du Centre Segal des arts de la scène préfère «l'étalement» des festivals montréalais qui se succèdent, se chevauchant parfois, entre juin et septembre: le Festival Mode & Design finit dimanche, le FFM a commencé hier...

«À tous points de vue - économique, touristique, culturel -, la structure des festivals montréalais me semble bien adaptée à la personnalité de la ville et au train des Montréalais, sans compter que cette structure respecte l'identité propre de chacun des festivals. Montréal a son propre Fringe, mais aussi Pop Montréal et le Zoofest...» Et OUMF, «le festival de la rentrée» (du 4 au 6 septembre) qui commence à prendre du galon, rue Saint-Denis.

Pour Manon Gauthier, Montréal peut être fière de cet été festivalier qui constitue l'assise de l'identité de la ville comme métropole culturelle.

À Édimbourg, cela va de soi, Mme Gauthier s'est fait un devoir d'assister aux prestations des artistes québécois. Elle a vu Le carrousel de Jennifer Tremblay dans une mise en scène écossaise. La pièce, qui met en vedette Sylvie Drapeau, commence sa tournée québécoise le 10 octobre à L'Assomption. Elle a vu le comédien et marionnettiste Paul Van Dyck interpréter seul son adaptation du poème épique Paradise Lost de John Milton... «et gagner plein de prix». Elle a applaudi le «patinage contemporain» de la troupe Patin libre.

Ses coups de coeur internationaux, par ailleurs, vont au spectacle «participatif» Bianco de la troupe galloise NoFitState qu'on a vu à Montréal complètement cirque il y a quelques années. Et, surtout, à l'exposition-théâtre sud-africaine Exhibit B sur les zoos humains du siècle dernier où s'étalait le racisme le plus grossier. «J'ai pleuré sans retenue», avoue Manon Gauthier qui verrait bien la pièce à tableaux, très controversée depuis sa création à Avignon l'an dernier, dans la programmation du Mois de l'histoire des Noirs, en février prochain.

Belle façon, coup de poing dans le front, de commencer l'année des festivals...

À l'agenda

Mode & Design - Le Festival Mode & Design de Montréal se poursuit aujourd'hui sur la place des Festivals. Lunch avec DJ Forrest à midi, Apéro Fashion Musique avec Catherine Pogonat à 17h et, à 22h, le Grand Événement FMD: défilé conçu par le styliste Andrew McNally sur des musiques choisies par les gens de Greenland, qui connaissent leur affaire. Voir festivalmodedesign.com pour le reste du vaste programme du FMD.

Festival de la poutine - Louis-Jean Cormier, M. Festival 2014, a ouvert le Festival de la poutine hier à Drummondville. Riche en sauce, l'événement se poursuit ce soir avec les jeunes artistes de Cégeps en spectacle, Klô Pelgag, Alex Nevsky et Marie-Mai, et se termine demain avec Secondaire en spectacle, l'homme-orchestre Steve Hill, le reposant quintette Grimskunk et Les Trois Accords, parrains du Festival de la poutine. Au-delà du clin d'oeil historique, l'affaire porte bien son nom avec, sur le site même, neuf poutiniers du Québec et un du Nouveau-Brunswick, la Cantine Bleu-Homard de Caraquet.

Place aux divos - Dimanche passé, dans ses spectacles Pop symphonique, le producteur Stéphane Laforest présentait Les Divas à l'amphithéâtre de Lanaudière: Diane Dufresne, Marie-Josée Lord, Natalie Choquette et Kim Richardson. Dimanche, 14h, place aux Divos: Marc Hervieux, le plus pop des ténors québécois, Daniel Lavoie, toujours à la hauteur de l'événement, et l'imprévisible Claude Dubois. Au pupitre pour diriger l'excellente Sinfonia de Lanaudière: le producteur lui-même, Stéphane Laforest.




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