Les Dales Hawerchuk: du coeur au ventre

Cela s'entend que Le tour du chapeau a... (Photo: François Roy, La Presse)

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Cela s'entend que Le tour du chapeau a le «oumph» et la groove de Langevin, avec des arrangements rock qui viennent du ventre.

Photo: François Roy, La Presse

Ils ont gardé leur innocence de petits gars, les frères Sylvain et Sébastien Séguin. En entrevue, ils parlent de leur musique avec des yeux qui brillent et leur fort accent du Lac-Saint-Jean. Ce qu'ils sont fiers de leur troisième disque, Le tour du chapeau, qu'ils décrivent comme «un best of homogène».

Une fois de plus, Olivier Langevin, de Galaxie, était aux commandes de la réalisation. Mais il n'est pas resté dans les gradins et il a sauté sur la glace avec les gars. «Il a été présent plus que jamais. Il a été créatif. Il n'a pas juste réalisé l'album: il a joué avec nous», indique Sébastien Séguin.

Cela s'entend que Le tour du chapeau a le «oumph» et la groove de Langevin, avec des arrangements rock qui viennent du ventre.

Je n'ai pas changé mes riffs, mais on trouvait que les deux premiers disques étaient trop rapides», explique Sébastien, qui compose une bonne partie des musiques.  

Les Dales voulaient «ralentir le tempo, mais être plus lourds» et «faire des mélodies avec leur voix». Aujourd'hui, quand ils écoutent leur album, ils se disent mission accomplie: «Ça fesse autant!», dit Sylvain, qui est heureux de constater que le son des Dales ait évolué vers quelque chose de «moins ado».

Par la force des choses, Le tour du chapeau se rapproche du rock de Galaxie et du jeu de guitare de Langevin (les claviers en moins). Sur une pièce comme Rhum and Coke, on pense à Rage Against the Machine. À d'autres moments, c'est Soundgarden, Led Zeppelin ou Stone Temple Pilots, avec beaucoup de jeux vocaux. C'est un album rock solide, avec un grand potentiel pour la scène et un fin souci du détail dans la réalisation, les arrangements, les harmonies et le mixage.

C'est le premier disque pour lequel on a eu une subvention, souligne Sylvain Séguin. On a pu se louer un bon studio à Saint-Zénon, donner un salaire décent à Olivier et avoir une batterie qui sonne comme les grandes productions américaines... On avait les moyens de nos ambitions!»

Quand ils ont sorti leur premier album, en 2005, les Dales Hawerchuk étaient loin de se douter que la chanson Dale Hawerchuk aurait droit à un succès immédiat à la radio commerciale. Cela leur a permis de multiplier les spectacles partout au Québec, mais quand est arrivé le temps de faire le deuxième album, c'était un cadeau empoisonné puisque les frères Séguin pensaient inévitablement aux ondes FM...

On était déchirés entre le stone rock et les radios avec le chèque de la SOCAN», dit Sébastien. «Plus jamais, on va penser à la radio! Si tu y penses trop, tu vas être déçu!», ajoute son frère en prenant une bonne gorgée de bière.

Pierre Fortin est le seul membre des Dales à gagner sa vie avec la musique, que ce soit avec Galaxie et Mara Tremblay. Pour les autres, c'est un hobby et du «coeur au ventre».

La première fois qu'on a joué à l'Esco, c'était le Centre Bell pour nous», raconte Sylvain. Et que dire du souvenir d'avoir joué à Seattle, le berceau du grunge, ou en première partie de Karkwa en France. «Des Bleuets qui se ramassent là...»

Des petits gars émerveillés, vous disait-on.




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