L’artiste atikamekw Eruoma Awashish terminera vendredi une grande œuvre murale à la mémoire de Joyce Echaquan sur un mur du Musée d’art de Joliette (MAJ), intitulée Mackwisiwin (La force).

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

À l’invitation du MAJ et du Centre d'amitié autochtone de Lanaudière, l’artiste travaille sur son œuvre depuis le 9 novembre et la terminera le 13. Elle pourra alors être observée au musée ainsi que depuis la rue pendant au moins un an.

« C’est la famille de Joyce que je représente sur cette murale, a commenté Eruoma Awashish dans un communiqué. J’ai choisi un vert lime vibrant pour le fond, je voulais que ce soit lumineux. Dans la souffrance, on grandit et on s’élève. Il faut se servir d’épreuves comme celles de la mort de Joyce pour s’élever, grandir, évoluer, cheminer et ne plus vivre des choses comme celles-là. Par son décès, Joyce a semé quelque chose qui va pousser à l’intérieur de nous et que j’appellerais l’éveil. Avec cette murale, je voulais apporter de la lumière, faire ressortir la beauté. »

Joyce Echaquan, une femme atikamekw, est morte le 28 septembre à l’hôpital de Joliette dans des circonstances troubles. La mère de famille de 37 ans avait enregistré une vidéo Facebook Live dans les instants qui ont précédé sa mort montrant des infirmières l’insulter et faire preuve de racisme.