C'est sans surprise, mais sans justifier sa décision, que SCO a indiqué qu'il ne vendra pas ses activités Unix et mobiles.

C'est sans surprise, mais sans justifier sa décision, que SCO a indiqué qu'il ne vendra pas ses activités Unix et mobiles.

Placé sous la loi américaine du Chapitre 11 en situation de sursit avant une éventuelle faillite, SCO n'en finit plus d'accumuler les épreuves et de se rapprocher d'une fin peu glorieuse...

L'éditeur avait placé ses derniers espoirs de survie dans le projet de vendre ses actifs Unix et technologies mobiles au fonds de placements York Capital Management, contre 36 millions de dollars, ce qui lui aurait permis de sortir de l'imbroglio dans lequel il s'est placé, sans gloire mais en payant ses dettes.

Sauf qu'en s'attaquant à IBM et à Novell et en menaçant la communauté Linux, pour avoir, selon ses affirmations, détourné du code Unix dont il s'affirmait propriétaire dans le noyau Linux, SCO aurait dû s'attendre à affronter forte partie !

Ainsi, dans un jugement fait aux États-Unis en date du 10 août dernier, Novell a été reconnu comme l'unique propriétaire des droits d'Unix. SCO est contraint à verser à Novell 25 millions de dollars au titre des ventes de licences.

Ainsi IBM a-t-il contesté la vente des activités Unix, rappelant que le Chapitre 11 est destiné à permettre de réorganiser une société en difficulté, et non pas de lui donner le temps de céder ses actifs.

Est-ce le juge en charge du Chapitre 11? Est-ce le retrait du fonds? Est-ce que SCO a pris peur? Toujours est-il que SCO, dans un court document, a indiqué à la Cour qu'il abandonne son projet.