Les robots quadrupèdes sont excellents pour circuler sur terrain accidenté et surmonter des obstacles. Mais ils sont très énergivores. Des scientifiques suisses ont mis des roues motrices au bout des pattes de leur modèle existant de robot-chien ANYmal

La Presse

PHOTO FOURNIE PAR L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE DE ZURICH

Le robot quadrupède ANYmal, dans sa version originale sans roues.

La version sans roue du robot quadrupède ANYmal existe depuis quelques années et continue d’être peaufinée par l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich). Comme tous les robots à pattes, il est fait pour les escaliers, terrains rocheux, les côtes à pic, etc)

Sur un plancher ou sur l’asphalte, les pattes ne sont pas optimales. Elles épuisent les batteries assez rapidement. Comme tout humain ayant pédalé sur un vélo le sait, marcher est plus fatigant et plus long que rouler. Ce n’est pas pour rien que la roue a été inventée.

Pour avoir le meilleur des deux mondes — agilité ou efficacité énergétique selon le terrain —, les bricoleurs suisses ont ajouté des roues motorisées au bout des pattes. Sur l’asphalte, sur un plancher ou sur toute surface assez lisse, le robot quadrupède à roues file à 15 km/h (vitesse maximum). Au moment de passer à la marche, des capteurs et un microprocesseur ajustent la couple de chaque roue pour délicatement faire la transition sans que le robot tombe.

Lorsque survient un obstacle ou du terrain accidenté, les roues se bloquent et l’ANYmal se remet en mode marche.

L’École polytechnique fédérale de Zurich travaille depuis 2018 au modèle à roulettes du robot ANYmal, mais les ingénieurs suisses ont récemment mis en ligne cette vidéo qui montre les derniers développements.