(New York) La Bourse de New York a conclu mercredi nettement dans le vert, favorisée par une détente des taux obligataires qui a porté les valeurs technologiques.

Mis à jour le 13 avril
Agence France-Presse

Selon des résultats définitifs à la clôture, l’indice Dow Jones a gagné 1,01 % à 34 564,59 points, le NASDAQ à forte composante technologique a bondi de 2,03 % à 13 643,59 points et le S&P 500 a avancé de 1,12 % à 4446,59 points.

Les indices ont montré « une certaine résilience à la suite d’une autre lecture plus sévère que prévu de l’inflation et alors que la saison des résultats a débuté avec des résultats mitigés », ont résumé les analystes de Schwab.

La hausse des prix de gros aux États-Unis (indice PPI) s’est accélérée le mois dernier, tirée par les prix de l’énergie.  

Sur un an, à +11,2 %, c’est la plus forte accélération depuis que cet indice a commencé à être publié en 2010.  

Cette annonce fait suite à la publication mardi d’un bond de l’indice général des prix à la consommation (CPI), au plus haut depuis quarante ans, à 8,5 % sur un an.

Les rendements obligataires avaient réagi très vivement, en début de semaine, à l’inflation et aux perspectives de tours de vis de la banque centrale américaine (Réserve fédérale, Fed), en grimpant en flèche à 2,78 %. Mercredi, ils s’inscrivaient à 2,69 % vers 20 h GMT.

« Les taux obligataires sont montés trop vite, trop loin, trop soudainement », selon Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

Pour Chris Low de FHN Financial, « les chiffres de l’inflation étaient certes mauvais, mais ils sont derrière nous et le marché s’est senti un peu survendu avant un long week-end », alors que les marchés ferment pour le Vendredi saint.

Certains analystes ont aussi eu une lecture plus optimiste de l’inflation qui aurait atteint « la possibilité d’un pic », notait Mazen Issa, de TD Securities.

Aérien : demande « phénoménale »

Mais pour Gregori Volokhine, il fallait prêter attention aux propos de James Bullard mercredi. Le président de la Fed de Saint-Louis a affirmé, dans un entretien au Financial Times, qu’il était « imaginaire » de croire que la Fed puisse réduire suffisamment l’inflation sans augmenter les taux à un niveau qui bride l’économie.  

« En d’autres mots, quand la Fed promet de relever les taux sans provoquer de récession, ce membre de la Fed dit : “Soyez réalistes !” », a traduit Gregori Volokhine.

« Il n’y aura pas forcément de récession, mais c’est quand même une possibilité », a ajouté l’analyste.

Du côté des valeurs, JPMorgan, la première grande banque américaine qui a dévoilé ses résultats du premier trimestre, a déçu. Son chiffre d’affaires a reculé de 5 % à 30,7 milliards de dollars.  

Son bénéfice net a baissé de 42 % à 8,3 milliards de dollars. La banque a aussi subi une perte de 524 millions de dollars liée en partie à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le titre a lâché 3,24 % à 127,28 dollars. Citigroup, qui annoncera ses résultats jeudi, a lâché 0,38 % et Goldman Sachs a gagné 0,82 %.

La compagnie aérienne Delta Airlines était saluée en revanche (+6,27 % à 41,04 dollars) grâce à des résultats meilleurs que prévu au premier trimestre, bénéficiant d’une demande qualifiée de « phénoménale » par son dirigeant.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise s’est établi à 9,3 milliards de dollars de janvier à mars, mieux que les 8,9 milliards anticipés par le marché. Les autres compagnies aériennes ont suivi ces bons auspices : American Airlines s’est envolée de 10,62 % et United Airlines de 5,64 %.  

Les grands noms du NASDAQ, très sensibles à l’évolution des taux, ont aussi repris de la vigueur, comme Google (Alphabet +1,49 %), Amazon (+3,15 %), Tesla (+3,59 %) ou Twitter (+3,08 %).

La chaîne de produits pour la maison Bed Bath and Beyond a lâché 1,17 % à 17,76 dollars, après un plongeon de près de 8 % plus tôt, dû à l’annonce d’une perte trimestrielle provoquée par des ruptures dans la chaîne d’approvisionnement.

La Bourse de Toronto grimpe de plus de 100 points après la hausse du taux directeur

(Toronto) – Une large reprise des secteurs des technologies de l’information et des matières premières a permis à la Bourse de Toronto de clôturer en hausse mercredi, alors que la Banque du Canada annonçait sa plus grande hausse de taux d’intérêt en deux décennies.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a grimpé de 122,61 points à 21 838,02 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié à 79,32 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 79,26 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 3,65 $ US à 104,25 $ US le baril, pendant que celui du gaz naturel s’est apprécié de 31,7 cents US à 7,00 $ US le million de BTU.

Le prix de l’or a pris 8,60 $ US à 1984,70 $ US l’once et celui du cuivre a gagné moins de 1 cent US à 4,71 $ US la livre.

La Presse Canadienne