(New York) Les marchés profitaient mercredi des résultats d’entreprises, notamment Alphabet, pour passer outre les inquiétudes liées à des indicateurs décevants sur l’inflation européenne et l’emploi aux États-Unis.

Mis à jour le 2 février
Agence France-Presse

A Wall Street, le Dow Jones a gagné 0,63 %, l’indice NASDAQ, au fort parfum technologique, a pris 0,50 %, et l’indice élargi S&P 500, 0,94 %.

En Europe, les gains de la journée ont en partie été effacés dans la dernière heure : Paris n’a pris que 0,22 %, Londres 0,63 % alors que Francfort a finalement reculé de 0,04 %.

Les inquiétudes sur la vigueur de la reprise restaient présentes. L’un des principaux dangers, l’inflation, a une nouvelle fois déjoué les attentes des analystes, cette fois pour la zone euro en janvier.  

À la veille de la réunion des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), elle s’est établie à 5,1 % sur un an, un niveau historique, alors qu’elle était attendue en décélération, à 4,3 %.  

De quoi mettre un peu plus la pression sur l’institution, qui se refuse pour l’instant à relever ses taux directeurs en 2022.

Côté américain, beaucoup d’investisseurs se disaient soulagés par la tonalité des dernières prises de parole de membres de la Banque centrale américaine (Fed), qui semblent avoir écarté la possibilité d’un relèvement de 50 points de base (0,5 points de pourcentage) d’un coup, ce qui serait une première depuis 2000.

« Tout le monde s’est un peu calmé », a commenté Maris Ogg, présidente de la société de gestion Tower Bridge Advisors.

Les investisseurs ne se sont pas attardés sur les 301 000 suppressions d’emplois privés en janvier aux États-Unis, frappés de plein fouet par la vague Omicron, selon le rapport mensuel de l’entreprise ADP, alors que 220 000 créations d’emplois étaient pourtant attendues.

Alphabet et AMD plébiscités, Paypal dénigré

Alphabet (Google) a été l’attraction de la journée à New York, propulsé par des résultats trimestriels record (+7,37 % à 2960,73 dollars), supérieurs aux attentes. Toutes les activités du groupe affichent une croissance insolente, de la publicité — son cœur de métier — à l’informatique à distance (cloud) en passant par les téléphones intelligents Pixel.

AMD a lui profité de résultats meilleurs qu’attendu (+5,12 % à 122,76 dollars), mais surtout d’un discours très optimiste de ses dirigeants pour les mois à venir. Le fabricant de semi-conducteurs se dit prêt à faire face à la demande en 2022, en partie grâce aux investissements réalisés en 2021.

Le prestataire de services de paiement en ligne PayPal a lui connu une trajectoire opposée (-24,59 % à 132,57 dollars) après la publication, mardi après Bourse, d’un bénéfice inférieur aux attentes et surtout de prévisions jugées décevantes.

Profit en hausse pour la santé

Le numéro un mondial de l’insuline, le danois Novo Nordisk, a enregistré en 2021 un bénéfice net en hausse de 13 % et table sur un bond de ses ventes de 6 à 10 % en 2022. L’action est montée de 4,37 % à 700,50 couronnes danoises.

Le géant pharmaceutique suisse Novartis a quasiment triplé son bénéfice net annuel en 2021, à 24 milliards de dollars dopé par la vente de sa participation dans son concurrent Roche. Le titre reculait pourtant de 3,06 % à 78,62 francs suisses, affecté par des ventes de sa division pharmaceutique légèrement inférieures aux prévisions au quatrième trimestre.

Le pétrole stable après l’OPEP+

Les prix du pétrole ont terminé autour de l’équilibre mercredi, après l’issue sans surprise de la réunion de l’OPEP+, s’accordant sur une nouvelle ouverture marginale des vannes et des stocks américains positifs.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a lâché 0,34 % à 89,47 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars a grappillé 0,06 % à 88,26 dollars.

L’euro gagnait 0,32 % à 1,1308 dollar.

Le bitcoin cédait 4,88 % à 36 839 dollars.