(New York) La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, avec un nouveau record à la clef pour le Dow Jones et le S&P 500, portée par un regain d’optimisme.

Mis à jour le 3 janvier
Agence France-Presse

L’indice phare de la place new-yorkaise a fini à 36 585,06 points, en hausse de 0,68 %, tandis que l’indice élargi S&P 500 a atteint 4796,56 points, en progression de 0,64 %.

L’indice NASDAQ a lui gagné 1,20 % mais est resté assez loin de son record, à 15 832,80 points.

Malgré la propagation inédite du coronavirus dans le monde depuis l’apparition du variant Omicron, « les craintes s’apaisent », a expliqué Jack Ablin, responsable de la stratégie d’investissement chez Cresset Capital.

Bien que la moyenne de cas ait triplé aux États-Unis, le nombre de décès quotidiens est lui, ainsi, en légère baisse.

Pour le gérant, la Bourse de New York a adopté « un scénario de croissance », qui l’a amené à favoriser les groupes technologiques, en priorité les équipementiers.

Le fabricant de cartes graphiques Nvidia (+2,41 %), le spécialiste des semi-conducteurs AMD (+4,41 %) ou le géant des cartes mémoires Micron (+2,79 %) ont tous surfé sur cette vague inattendue.

« C’est remarquable que le marché fasse si bien avec des taux d’intérêt qui se tendent à ce point », a commenté Jack Ablin. « On aurait pu s’attendre à ce que les actions technologiques chutent. »

Le taux de référence des emprunts d’État américains à dix ans a ainsi bondi de 12 points de base (0,12 point de pourcentage), pour s’établir à 1,63 %, pour la première fois depuis l’identification d’Omicron.

Les entreprises technologiques sont souvent classées dans la catégorie valeurs de croissance, ce qui signifie qu’elles ont besoin d’investir pour se développer et bénéficient d’un environnement de taux bas.

Mais la perspective de relèvements de taux par la Banque centrale américaine (Fed) cette année et la hausse des taux obligataires lundi signale un renchérissement du crédit, qui leur est, a priori, défavorable.

Le bon parcours des sociétés financières pour la première séance de l’année est, lui, plus logique dans ce contexte d’accélération des taux d’intérêt.

Goldman Sachs (+3,34 %), Visa (+2,18 %) ou American Express (+2,82 %), tous membres du Dow Jones, ont ainsi tiré l’indice vers ce nouveau record.

Mais l’évènement de la cote aura, sans conteste, été le nouveau sommet d’Apple (+2,50 % à 182,01 dollars), devenu la première société à dépasser les 3000 milliards de capitalisation boursière.

Le groupe de Cupertino (Californie) n’avait franchi qu’il y a un peu plus de trois ans seulement le cap de 1000 milliards de dollars, 38 ans après son introduction en Bourse.

Autre membre du club des plus de 1000 milliards de dollars de capitalisation, Tesla s’envolait (+13,53 % à 1199,78 dollars), capitalisant sur un quatrième trimestre en boulet de canon, lors duquel le constructeur a livré 308 600 voitures, soit nettement plus qu’attendu.

Sur l’année 2021, le groupe a frôlé le million de véhicules livrés, à 936 000.

Tesla a emmené dans son sillage ses concurrents Lucid (+7,57 %) et Nikola (+3,75 %).

Spécialistes des montagnes russes, les titres symboles de la crise de la COVID-19, à savoir les croisiéristes, ont grimpé, à l’instar de Carnival (+6,41 %), Norwegian (+6,94 %) ou Royal Caribbean (+5,11 %).

Verizon (+0,92 %) et AT & T (+3,37 %) se sont aussi aventurées dans le vert, après avoir envoyé dimanche une fin de non-recevoir aux autorités américaines, qui leur demandaient de repousser encore la mise en service de leurs nouvelles bandes de fréquence 5G, en raison d’inquiétudes du secteur aérien quant à de possibles interférences.

Au rayon soldes, Moderna (-7,45 %) et Pfizer (-4,06 %) ont reculé, boudés par les investisseurs à mesure que s’estompe leur avantage concurrentiel dans la lutte contre la COVID-19.