(New York) La Bourse de New York a franchi de nouveaux sommets avec le NASDAQ et le S&P 500 lundi, portée par le ton prudent du patron de la Fed et un retour de l’engouement pour les valeurs technologiques.

Selon des résultats définitifs, l’indice NASDAQ, où se concentrent les valeurs technologiques, a grimpé de 0,90 % à 15 265,89 points, franchissant un nouveau record, de même pour l’indice élargi S&P 500 à 4528,79 points (+0,43 %). L’indice Dow Jones des valeurs vedettes s’est un peu replié à 35 399,84 points (-0,16 %).

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse lundi, s’écartant du sommet record atteint vendredi malgré une hausse du cours du pétrole.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a cédé 49,67 points pour terminer la journée avec 20 594,97 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 79,35 cents, en hausse par rapport à celui de 79,15 cents US de vendredi.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a pris 47 cents US à 69,21 $ US le baril, tandis que celui du gaz naturel a lâché 8,3 cents US à 4,31 $ US le million de BTU.

Le prix de l’or a rendu 7,30 $ US à 1812,20 $ US l’once, pendant que celui du cuivre a gagné 4,4 cents US à 4,38 $ US la livre.

Jerome Powell, le président de la Banque centrale américaine (Fed), avait redonné au marché des actions des raisons d’aller de l’avant vendredi en se montrant peu pressé de réduire les achats d’actifs, encore moins d’augmenter les taux d’intérêt, ont relevé la plupart des analystes.

Même s’il a confirmé une possible diminution des injections de liquidités dès cette année, il n’a pas donné de calendrier et a insisté sur la nécessaire amélioration du marché du travail.

Dans son allocution à Jackson Hole, « Jerome Powell s’est quand même montré un peu plus accommodant qu’attendu », a souligné Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

« L’idée des investisseurs est que, s’il est plus accommodant, c’est qu’il y a peut-être un ralentissement dans l’économie », a-t-il ajouté. « Et quand il y a un ralentissement, on retourne aux vieilles recettes qui marchent : cela s’appelle les grosses capitalisations technologiques ».

Ce sont ces grands noms de la tech ont ainsi tiré lundi le NASDAQ à son 32e record de l’année : Apple a terminé en hausse de 3,04 % à 153,12 dollars, Amazon de 2,15 % à 3421,57 dollars, Facebook de 2,15 % à 380,66 dollars.

Semaine riche

La semaine, qui sera riche en indicateurs, s’est ouverte avec une diminution des promesses de ventes de logements en juillet aux États-Unis.

Elle se poursuivra avec la confiance des consommateurs, mardi, l’activité du secteur manufacturier mercredi, le coût de la main-d’œuvre et les commandes industrielles jeudi pour culminer sur les créations d’emplois et le chômage vendredi.

Pour ces chiffres de l’emploi très attendus, les analystes prévoient 750 000 nouvelles embauches le mois dernier, un repli par rapport aux 943 000 créations d’emplois de juillet. Le taux de chômage à 5,4 % pourrait se replier à 5,2 %.

Les investisseurs ont surveillé aussi l’impact de la tempête Ida en Louisiane où siègent de nombreuses raffineries de pétrole.

La totalité de la ville de La Nouvelle-Orléans est plongée dans le noir.

Au tableau des actions, le titre de PayPal a fait un bond de 3,64 % à 288,47 dollars alors que le groupe de paiements électroniques se préparerait à offrir du courtage en ligne, selon des informations de CNBC.

Son futur rival dans ce domaine, Robinhood, a perdu presque 7 % à 43 dollars. Le cours de la populaire application a aussi été déprimé par des déclarations du patron du gendarme de la Bourse, la SEC, au site du magazine Barron’s.

Garry Gensler a indiqué qu’il n’excluait pas d’interdire certaines transactions qui permettent à Robinhood d’offrir la gratuité des opérations de courtage.

Affirm Holdings, qui offre des solutions d’achat à crédit, a vu son titre exploser à +46,67 % à 99,59 dollars après avoir annoncé avoir conclu un accord avec Amazon pour proposer des paiements à crédit à ses clients.

Les compagnies aériennes comme Delta, United Airlines and American Airlines ont plongé de plus de 3 % après que l’Union européenne a réimposé des restrictions aux voyages non essentiels venant de 5 pays dont les États-Unis.

Les actions des groupes de jeux vidéo ont flanché dans le sillage des nouvelles restrictions chinoises sur le secteur. Activision Blizzard (Call of Duty) a perdu 1,59 %, la plateforme de jeux vidéo Roblox a chuté de 4 %.

Le titre de l’application de vidéoconférence Zoom, qui a clôturé en hausse de 1,96 % à 347 dollars, perdait presque 8 % dans les échanges électroniques après avoir annoncé des résultats conformes aux prévisions.

Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans étaient un peu en repli à 1,28 % contre 1,30 %.

Avec La Presse Canadienne