(New York) La Bourse de New York a retrouvé la bonne humeur mercredi, repartant de l’avant après deux jours consécutifs de baisse.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Selon des résultats définitifs à Wall Street, le Dow Jones est repassé au-dessus des 34 000 points, augmentant de 0,93 % à 34 137,31 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique a repris 1,19 % à 13 950,22 points. Le S&P 500 a avancé de 0,93 % à 4173,42 points.

« L’humeur était très positive et c’est un bon signe, même si Netflix a mis la pression sur le NASDAQ », a souligné Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Le géant américain du streaming avait annoncé mardi après la clôture de la Bourse une croissance d’abonnés payants décevante au premier trimestre, attirant 208 millions d’abonnés dans le monde (+14 %), soit 2 millions de moins que ce qu’il avait promis aux investisseurs.

L’élan de la plateforme de streaming, dopée pendant la période propice de la pandémie, a semblé s’essouffler et Netflix ne table que sur 1 million d’abonnés supplémentaires pour le trimestre en cours, contre 10 millions l’année dernière à la même période. Le titre Netflix a chuté de plus 7,40 % à 508,90 dollars malgré un bénéfice net pour le 1er trimestre, à 1,7 milliard de dollars, largement supérieur aux attentes et plus du double d’il y a un an.

Presque tous les secteurs du S&P 500, sauf celui notamment des services de communication, sont remontés dans le vert.  

Le dollar canadien a enregistré mercredi sa meilleure séance en environ cinq semaines, après que la Banque du Canada a été la première au monde à s’ajuster au rebond économique, plus vigoureux que prévu.

Le huard a atteint un sommet de 80,27 cents US, glissant sous la barre des 80 cents US à la fin de la séance. Son cours moyen de la journée s’est établi à 79,78 cents US, en hausse par rapport à celui de 79,54 cents US de la veille.

Cet envol était attribuable à la décision de la banque centrale canadienne de réduire ses achats d’obligations, suggérant que la forte inflation renouerait avec sa cible de 2,0 % plus tôt que prévu précédemment, et révisant à la hausse ses prévisions de croissance pour l’année.

Entre-temps, l’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a grimpé de 102,47 points pour terminer la séance avec 19 143,25 points.

« L’optimisme d’une croissance économique et de bénéfices robustes pour 2021 » est revenu en grâce « et a repoussé les inquiétudes persistantes concernant la hausse des cas de COVID-19 dans certaines régions du monde », ont commenté les analystes de Schwab.

Pour Peter Cardillo, le marché semblait « en avoir terminé avec le petit ajustement technique intervenu ces jours derniers », alors que les trois indices ont reculé pendant deux séances d’affilée, lestés par la progression des cas de contamination au coronavirus dans le monde.

« Maintenant les investisseurs devraient répondre à la salve de résultats d’entreprises que nous allons avoir la semaine prochaine ainsi qu’aux nouvelles macro-économiques », a ajouté l’analyste.  

Les résultats de Tesla, d’UPS, de Boeing et d’Alphabet (Google) sont notamment attendus de même que l’issue d’un comité monétaire de la Banque centrale américaine (Fed) en milieu de semaine, avec une conférence de presse du président Jerome Powell.  

Parmi les actions du jour, celle de l’opérateur de télécoms Verizon, un membre du Dow Jones, a perdu un peu de terrain (-0,39 %), les analystes s’étant plus focalisés sur le ralentissement de ses abonnés sans fil plutôt qu’à ses résultats un peu meilleurs que prévus.

Le groupe de services pétroliers américain Halliburton, qui a annoncé des résultats supérieurs aux attentes, a néanmoins perdu 3,69 % alors que les cours du brut ont fléchi.  

Chevron a quant à lui gagné 1,46 % après l’annonce d’un partenariat de recherche avec Toyota dans les piles à hydrogène.

Les rendements sur les bons du Trésor américain à dix ans sont restés stables à 1,55 %.