(Toronto et New York) La séquence de records de l’indice phare de la Bourse de Toronto s’est poursuivie mercredi, au terme d’une séance plutôt tranquille des deux côtés de la frontière.

La Presse Canadienne et Agence France-Presse

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 24,93 points terminant la journée au cours de clôture record de 19 129,07 points, après avoir grimpé jusqu’au nouveau sommet de 19 177,96 points en cours de séance.

Sept des onze secteurs du TSX ont avancé, mais aucun davantage que celui de l’immobilier, qui a gagné 0,77 %. Les groupes de l’énergie et des matériaux ont pour leur part rendu 0,6 % et 0,5 % respectivement.

À New York, l’indice Dow Jones a avancé de 0,05 % à 33 446,26 points. Le NASDAQ, à forte concentration technologique, a reculé de 0,07 % à 13 688,84 points.

Le S&P 500 a établi, avec deux points de plus, un nouveau record à 4079,95 points en hausse de 0,15 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 79,26 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 79,62 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a avancé de 44 cents US à 59,77 $ US le baril, tandis que celui de l’or a perdu 1,40 $ US à 1741,60 $ US l’once. Le prix du cuivre a, quant à lui, effacé 6,2 cents US à 4,05 $ US la livre.

En attente

Les investisseurs ont semblé vouloir prendre une pause entre la fin du premier trimestre et le début d’une nouvelle saison de résultats trimestriels d’entreprises, la semaine prochaine.

« C’est une période où les investisseurs attendent simplement de voir ce qui se passera ensuite, parce que le premier trimestre était manifestement volatil », a souligné Greg Taylor, directeur des investissements chez Purpose Investments.

« Tout est vraiment en train de se préparer pour savoir si cette saison de résultats sera aussi bonne que tout le monde le croit, et je pense que cela devrait être hors du commun compte tenu des comparaisons d’une année à l’autre. »

Le deuxième trimestre devrait être nettement meilleur qu’il y a un an, lorsque l’impact de la pandémie de COVID-19 a commencé à nuire aux résultats des entreprises, que les travailleurs restaient chez eux et que les confinements commençaient.

Les investisseurs surveilleront également si les banques centrales commenceront à lever le pied de l’accélérateur avec leurs mesures de relance, ce qu’elles ne semblent pas être pressées de faire.

La Fed « en ligne avec les attentes »

Dans les minutes de sa réunion monétaire du 17 mars, la Banque centrale américaine (Fed) a réitéré que la politique monétaire ultra-accommodante resterait en place jusqu’à ce que les cibles d’emploi et d’inflation soient atteintes et qu’elle ne serait pas ajustée seulement au vu des projections économiques.

La plupart des participants au Comité monétaire ont estimé que « les risques autour des perspectives de l’inflation étaient équilibrés ». Toutefois, certains ont signalé que « les ruptures d’approvisionnement et la forte demande pourraient pousser les prix un peu plus qu’anticipé », selon ces minutes.

Les taux obligataires sur la dette américaine à 10 ans ont légèrement augmenté en fin de séance, autour de 1,66 %.

Les minutes de la Fed « étaient tellement en ligne avec les attentes qu’elles n’ont pas vraiment affecté le marché », a relevé Tom Cahill, de Ventura Wealth Management.

« Les rendements sur les bons ne sont allés ni beaucoup plus haut ni beaucoup plus bas. Le marché traverse en fait un vide de nouvelles et attend les annonces de résultats d’entreprises et leurs prévisions » à partir de la semaine prochaine, a encore indiqué l’analyste.

« Après tout, nous avons eu deux très bonnes semaines et si le marché évolue un peu à l’écart en attendant les résultats d’entreprises, c’est tout à fait sain », a ajouté l’expert de Ventura Wealth Management.

Parmi les actions du jour, le titre de la banque JPMorgan Chase a gagné 1,57 % après que son patron Jamie Dimon a prédit que l’économie américaine serait « florissante » pendant deux ans avec les injections de liquidités des plans de relance.

La rotation vers les actions de l’économie traditionnelle ou en faveur des plus grosses capitalisations du secteur de la tech s’est poursuivie, permettant au Dow Jones de rester dans le vert après une ouverture hésitante et au NASDAQ de limiter son recul.

Le croisiériste Carnival, qui a fait état d’une hausse des réservations pour de futures croisières, a engrangé +1,4 %.

Les grands noms de la tech se sont bien tenus comme Twitter (+2,97 %), les services de paiements Square (+3,64 %) ou Facebook (+2,23 %).