(New York) Les marchés européens et Wall Street sont repartis de l’avant mercredi après des débuts difficiles, profitant d’une accalmie sur le marché obligataire américain.

Agence France-Presse

Après une ouverture en baisse à Wall Street, l’indice Dow Jones a finalement gagné 0,87 %, le NASDAQ 0,44 % et le S&P 500 0,70 %.

À la clôture européenne, Paris a avancé de 0,31 %, Londres de 0,50 % Francfort de 0,80 % et Milan de 0,69 %.

Le retournement de tendance s’est réalisé grâce à un repli des rendements obligataires américains, objets de toutes les craintes depuis plusieurs séances, car ils sont le reflet des anticipations d’inflation.  

Le bon du Trésor américain à dix ans évoluait à 1,37 % après avoir atteint plus tôt en séance 1,42 %, un plus haut depuis un an.

Le taux d’emprunt allemand à dix ans, qui fait référence en zone euro, évoluait à -0,30 % après avoir atteint un peu plus tôt -0,27 %, et le taux français -0,05 % après être passé tout près du seuil symbolique de 0 % pour la première fois depuis la mi-2020.  

Jerome Powell a répété mercredi, au deuxième jour de son audition face à des parlementaires américains, que la Réserve fédérale comptait maintenir sa politique accommodante de soutien à l’économie et a balayé les craintes sur une possible inflation galopante dans les prochains mois.

« Les craintes inflationnistes demeurent, malgré le ton apaisant des responsables », souligne tout de même Milan Cutkovic, analyste pour Axi.

De plus, « un certain nombre d’investisseurs préfèrent vendre leurs actions et acheter des bons du Trésor américains », plus rémunérateurs que dans un passé récent, souligne Valentin Bulle, gérant à Dôm Finances.

L’annonce mercredi par le gouvernement américain qu’au moins trois millions de doses du vaccin de Johnson & Johnson contre la COVID-19 seraient prêtes à être distribuées « la semaine prochaine » aux États-Unis, s’il est autorisé en urgence, a aussi contribué au rebond des marchés.

L’Agence américaine des médicaments avait plus tôt dans la journée confirmé l’efficacité de ce vaccin unidose, y compris contre des variants.

Plus tôt mercredi, le Nikkei à Tokyo a chuté de 1,61 % à la clôture et l’indice composite Hang Seng à Hong Kong a plongé de 2,99 %, pâtissant d’un projet d’augmenter une taxe sur les opérations boursières pour la première fois en près de 30 ans.

Fnac Darty s’envole

L’action du groupe de distribution a décollé de 9,58 %, après qu’il a fait état d’une situation financière « solide » en 2020 malgré la pandémie, ce qui va lui permettre de reverser un dividende à ses actionnaires.

Bayer veut vendre une division

Le chimiste allemand (+3,32 %) a affirmé mercredi vouloir vendre sa division « Environmental Science Professional », dédiée à la vente de pesticides pour un usage non agricole, afin de se concentrer sur ses activités agrochimiques.

Prises de bénéfices pour Puma

L’équipementier sportif s’affichait en queue du MDax, victime de prises de bénéfices (-2,07 %). Il prévoit une « augmentation modérée » du chiffre d’affaires et une « amélioration significative » à la fois du résultat opérationnel (EBIT) et du résultat net en 2021, après une baisse de ce dernier de 70 % en 2020, à 78,9 millions d’euros.

Du côté des devises, du pétrole et du bitcoin

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a progressé à Londres, terminant à 67,04 dollars (+2,55 %). Le baril américain de WTI pour le même mois a pris 2,51 % à 63,22 dollars.

Les deux contrats de référence ont atteint leur plus haut depuis début janvier 2020.

L’euro prenait 0,16 % face au billet vert, à 1,2170 dollar pour un euro et la livre montait de 0,21 %, à 1,4143 dollar.  

Le bitcoin continuait ses montagnes russes, valant autour de 48 818 dollars (+1,8 % sur la séance) après avoir chuté de plus de 10 % la veille.