(New York) Les cours du pétrole ont terminé proche de nouveaux records mardi, le WTI retrouvant un niveau de prix plus vu depuis un peu plus d’un an, avant que la pandémie de COVID-19 ne frappe sévèrement le marché du brut, portés par la demande notamment aux États-Unis.

Publié le 2 févr. 2021
Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a conclu en hausse de 1,11 dollar ou 1,96 % par rapport à la clôture de la veille, à 57,46 dollars.

Le baril américain de WTI pour le mois de mars a grimpé de 1,21 dollar ou 2,25 % à 54,76 dollars.

Les deux contrats de référence ont atteint en début de journée à Londres des plus hauts inédits depuis respectivement le 24 février et le 24 janvier 2020, à 57,73 dollars et 54,91 dollars le baril.

« La bonne semaine des cours du pétrole continue », a constaté Stephen Innes, d’Axi.

Dernier coup de pouce en date pour les cours du brut selon l’analyste : un nouveau président des États-Unis qui apparaît déterminé à faire passer un ambitieux plan de sauvetage de l’économie de 1900 milliards de dollars, au lendemain d’une réunion de deux heures avec un groupe de dix sénateurs de l’opposition.

Ce plan de relance porté par Joe Biden est synonyme de coup de fouet pour la demande de brut du premier consommateur mondial, les États-Unis.

« Le sentiment positif palpable plus largement sur les marchés et le temps glacial qui a balayé les États-Unis, poussant à la hausse la demande de chauffage » sont autant de facteurs haussiers supplémentaires pour Jeffrey Halley, de Oanda.

Pour les analystes de CFA, « le marché pétrolier montre des signes constants de resserrement ». « Avec la baisse des hospitalisations dues à la COVID-19, les arguments en faveur d’une nouvelle augmentation de la demande se renforcent », ajoutent-ils.

Les investisseurs attendent par ailleurs les développements de la journée de mercredi, marquée par une réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés et la publication par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) des stocks de brut aux États-Unis.