Un analyste américain dit avoir du mal à imaginer comment Hexo pourra dégager un profit au cours des deux prochaines années et craint de voir le producteur de pot de l’Outaouais manquer d’argent pour appuyer ses activités.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Owen Bennett, de la firme Jefferies, a remplacé vendredi sa recommandation de « conserver » l’action d’Hexo par une suggestion de vente. Il charcute son cours cible d’environ 50 % pour le ramener à 1 $.

Il souligne que les trois récentes opérations de financement (70 millions en octobre, 25 millions en décembre et 20 millions en janvier) n’ont pas été réalisées en position de force. Elles envoient plutôt un signal de détresse, selon lui.

Seulement deux des quinze analystes qui suivent officiellement Hexo recommandent l’achat du titre.

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La Scotia a retiré mardi sa recommandation d’achat sur l’action de Bombardier. L’offre d’Alstom diminue l’incertitude, souligne Konark Gupta. Cet analyste s’attend cependant à de la volatilité d’ici l’approbation de la transaction l’an prochain en raison aussi du temps qu’il faudra pour bien évaluer les activités d’avions d’affaires. Le risque à la baisse est significatif si la transaction avec Alstom tombe à l’eau, mais le potentiel haussier peut être important si la division des jets d’affaires est vendue à bon prix, croit-il.

Neuf des dix-sept analystes qui suivent Bombardier suggèrent toujours l’achat du titre.

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Le coronavirus a peut-être créé une occasion d’achat avec le fonds EEM, principal FNB des pays émergents. Il est encore trop tôt pour mesurer l’impact final du virus sur l’économie chinoise, note le gestionnaire de portefeuille Daniel Ouellet, affilié à Desjardins Gestion de patrimoine, en soulignant que l’exposition au marché boursier chinois représente le tiers de la répartition géographique de l’EEM. « Il se négocie à un multiple plus que raisonnable comparativement au S&P 500. »

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Couche-Tard a appris cette semaine qu’elle avait officiellement un rival (la britannique EG Group) dans sa quête pour acheter l’australienne Caltex, ce qui pourrait donner lieu à une surenchère. Le parcours de Couche-Tard rappelle cependant que l’entreprise de Laval a la réputation d’être un acquéreur discipliné.

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Si MTY entend toujours présenter ses résultats de fin d’exercice dans les délais réglementaires, cela devra survenir d’ici vendredi. Il se pourrait que la direction fasse la lumière sur les allégations du prétendu employé lanceur d’alerte. Il se pourrait aussi que MTY publie ses résultats en précisant simplement que le conseil d’administration poursuit ses vérifications et que les états financiers demeurent pour l’instant inchangés.

La situation est à ce point préoccupante que dans l’attente d’un éclaircissement, la TD a suspendu son cours cible et placé cette semaine sa recommandation « sous étude ».

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iA Groupe financier a gagné l’appui de la Financière Banque Nationale en début de semaine. Gabriel Dechaine a laissé tomber sa recommandation de « conserver » et suggère désormais l’achat de l’action de l’ex-Industrielle Alliance.

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La Financière Banque Nationale a recommandé de se départir du titre d’Uni-Sélect en milieu de semaine après la diffusion des résultats de fin d’exercice du distributeur de pièces automobiles de Boucherville. Zachary Evershed a retiré sa suggestion de « conserver ». L’analyste note que la direction n’a pas offert de prévisions pour 2020 et que le manque d’information n’est pas de bon augure pour les marges de profit.

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La situation actuelle de Canadian Tire rappelle beaucoup celle de Sears, soulignent les gestionnaires de Cote 100 dans une analyse publiée ce mois-ci. Sears n’avait pu concurrencer l’émergence du commerce électronique et un scénario semblable guette Canadian Tire, est-il indiqué. « Malgré la bonne volonté des dirigeants, il nous est impossible d’envisager un scénario de croissance à long terme. »

Cote 100 se montre étonné du nombre « élevé » de magasins Canadian Tire. « Le marché est saturé. Dans le futur, le nombre de magasins sera probablement à la baisse plutôt qu’à la hausse, et le modèle d’affaires est difficilement exportable étant donné la concurrence et les produits peu différenciables. »

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Les titres québécois de BRP, Boralex et Bellus Santé ont atteint cette semaine un autre sommet de la dernière année en Bourse. À l’opposé, BMTC (Brault et Martineau), MTY, Supremex, Dorel, Reitmans, Mediagrif, Résolu, D-Box et Neptune ont touché un nouveau plancher des 52 dernières semaines.