(New York) La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé jeudi, continuant à réagir aux nouvelles informations sur la propagation d’un virus chinois tout en digérant une salve de résultats de grandes entreprises.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Son indice vedette, le Dow Jones, a reculé de 0,09 % pour finir à 29 160,09 points tandis que le NASDAQ, à forte coloration technologique, s’est apprécié de 0,20 % pour terminer à 9402,48 points, un nouveau record.  

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a gagné 0,11 % à 3325,54 points.

La Bourse « a clairement réagi aux gros titres sur le virus », estime Karl Haeling de LBBW.  

« On était en forte baisse ce matin quand les autorités chinoises ont annoncé qu’elles allaient confiner plusieurs villes, à divers degrés », souligne-t-il.  

Pékin a notamment décidé que plus aucun train ni avion ne devait en principe quitter Wuhan, une ville de 11 millions d’habitants au cœur de l’épidémie qui depuis décembre a contaminé plus de 570 personnes et fait 18 morts.  

Mais « les indices se sont repris quand l’Organisation mondiale de la santé a estimé qu’il était trop tôt » pour décréter que le virus qui a commencé à se répandre dans le monde constituait une « urgence de santé publique de portée internationale », remarque M. Haeling.  

C’est « l’incertitude » liée à cette épidémie et ses possibles conséquences qui rend les courtiers fébriles, selon lui.  

« Si les Bourses chinoises ont fini en forte baisse », de 2,75 % à Shanghai et de 3,45 % à Shenzhen, « c’est aussi parce que de nombreux investisseurs ne veulent pas prendre de risques avant les fêtes du Nouvel An chinois, pendant lesquelles les places financières chinoises seront fermées pendant une semaine », souligne le spécialiste.

Alors que la saison des résultats bat son plein, jeudi a par ailleurs apporté son lot de performances diverses.  

À titre d’exemples, « le membre du Dow Jones, Procter & Gamble (-0,46 %), a dévoilé un chiffre d’affaires inférieur aux attentes, Comcast (-3,77 %) a dépassé les prévisions, Southwest Airlines (“3,59 %) a mis en avant l’impact négatif de l’interdiction de vol du 737 Max, Union Pacific (” 3,46 %) a affiché des bénéfices plus faibles que prévu et Texas Instruments (“0,68 %) a fait mieux qu’attendu », énumèrent les analystes de Charles Schwab.  

L’assureur Travelers (-5,06 %) a aussi pesé sur le Dow Jones, dont il est membre, après avoir fait part d’un bénéfice et d’un chiffre d’affaires supérieurs aux attentes mais de primes nettes décevantes, tandis que la compagnie American Airlines a bondi de 5,42 %.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine continuait à reculer, évoluant à 1,731 % vers 21 h 30 GMT contre 1,769 % mercredi à la clôture.

La Bourse de Toronto a récupéré jeudi les pertes qu’elle affichait en début de séance, stimulée par les affirmations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a tenté d’atténuer les craintes liées à l’épidémie d’un coronavirus en Chine.

L’OMS a estimé jeudi que l’épidémie n’était pas considérée pour l’instant comme une « urgence de santé publique de portée internationale ».

La Bourse de Toronto clôture en hausse

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a clôturé en hausse de 21,92 points, au nouveau sommet record de 17 621,78 points.

Neuf des onze secteurs du TSX ont avancé jeudi, ceux des services aux collectivités et de la santé en tête avec des gains respectifs de 0,6 % et 0,5 %. Ces gains ont été limités par les reculs des secteurs de l’énergie et des matériaux, qui ont perdu 0,6 % et 0,3 % respectivement.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,09 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 76,24 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a rendu 1,15 $US à 55,59 $US le baril, tandis que celui de l’or a pris 8,70 $US à 1565,40 $US l’once. Le prix du cuivre s’est pour sa part défait de 3,9 cents US à 2,73 $US la livre.